• Histoire de mode : le jour où Elsa Schiaparelli fit son "cirque"

    La plus "shocking" des créatrices des années 1930 a su marier l'art et la mode comme personne. Retour sur sa collection la plus spectaculaire, baptisée "Le Cirque"

     

    Imaginez le tableau : une robe blanche de style Directoire brodée or, une longue écharpe en gaze fuchsia, des sandales blanches à semelles de 7 cm et une coiffure en crin de style étrusque sur la tête. Dans cette tenue, Elsa Schiaparelli est à la fois laide et irrésistible. En ce 2 juillet 1938, la plus excentrique des créatrices du moment s'est rendue chez lady Mendi qui donne un bal spectaculaire dans sa villa Trianon à Versailles. Des acrobates habillés de satin rose mènent la danse au milieu de trois orchestres tandis que sous les lustres étincelants, la maîtresse de maison, en costume de dompteur et cape vénitienne, domine l'assistance. Le Tout-Paris mondain fait la fête dans l'insouciance, au milieu des taffetas chatoyants et des coiffes rocambolesques, réfutant les nuages sombres qui commencent à plomber l'Europe.

    Schiaparelli et Dali © AFP

    Si lady Mendi a choisi de parader en dresseuse de fauve surréaliste, ce n'est pas un hasard. Cliente assidue des salons de la maison Schiaparellidu 21 place Vendôme, elle a assisté, cinq mois plus tôt, le 4 février, au défilé le plus surprenant de toute la carrière d'Elsa Schiaparelli, baptisé "le Cirque". Une foule de visiteurs est venue assister au spectacle. La correspondante de mode américaine de l'époque, Kathleen Cannell, évoque un défilé "plein à craquer de têtes couronnées, d'hommes politiques, d'artistes, d'explorateurs, de stars de cinéma, d'excentriques fortunées, de magnats de l'industrie, au milieu desquels les mannequins tentent de se frayer un chemin à travers les salons" (1). Tous applaudissent la parade de chapeaux de clown pointus, ceux en forme d'encrier géant.

    Les sacs à main ressemblent à des ballons. Les boléros du soir sont somptueusement brodés d'éléphants et d'acrobates virevoltant sur des cordes raides formées de petits miroirs. La robe "squelette" noire, conçue avec le grand ami Salvador Dali, fait son effet. Comme ces bottines dessinées par André Perugia, où des poils de fourrure de singe retombent sur la cheville pour toucher terre. Un clin d'oeil à "l'Amour désarmé", un tableau de René Magritte de 1935 où des cheveux blonds débordent d'une paire de chaussures posée devant un miroir ovale.

    Cape Phoebus en lainage rose shocking, brodée d'or par Lesage, 1938 ©AFP

    A la fin du "show", "Schiap'" est satisfaite. Les commandes affluent. Le thème du cirque inspire même jusqu'aux Etats-Unis où un mois plus tard, des magasins sur la Cinquième Avenue décorent leurs vitrines de chevaux de bois et funambules.
    Dans son autobiographie, la créatrice décrit elle-même cette collection comme "la plus tumultueuse", "la plus audacieuse" (2). Dans sa liberté de ton. Dans sa manière de biffer d'un trait toutes les conventions. Cela fait déjà dix ans, depuis son premier pullover noir avec un énorme noeud blanc en trompe l'oeil lancé en 1927, que les "folies d'Elsa" défraient la chronique mode, affolent les hommes et ravissent ces dames, toutes émoustillées de porter ses chapeaux en forme de souliers, ses drapés souples et jupes largement fendues.
    Bien avant l'heure, il y a avait du punk chez Elsa Schiaparelli, dans l'esprit provoc, dans le décalage. "Schiaparelli n'est pas une femme manuelle. C'est une créatrice de concepts" , rappelle l'historienne américaine Dilys E. Blum (3). Une manière affranchie de voir la mode que déteste sa rivale de toujours, Coco Chanel. "Pour Chanel, la couture était un métier, pour Schiaparelli c'était un art" , ajoute Dilys E. Blum.
    Un art qu'elle marie aux grands courants de l'époque. La date de présentation de sa collection le Cirque, en février 1938, coïncide avec l'ouverture de l'exposition internationale du surréalisme aux Beaux- Arts. Mais cela fait déjà plusieurs années qu'elle côtoie les artistes les plus fumants de l'époque : Picabia, Man Ray, Giacometti, Cocteau, et bien sûr Dali. Dans son autobiographie, le peintre catalan raconte à quel point le Paris du milieu des années 1930 aura été marqué par la maison Schiaparelli : "C'est là qu'eurent lieu des phénomènes morphologiques ; c'est là que l'essence des choses allait être transsubstantiées, c'est là que la langue de feu du Saint-Esprit de Dali allait descendre" (4). Ainsi soit-il. Quand Picasso peint des gants sur ses mains, Schiaparelli réplique avec un modèle en cuir noir aux ongles rouges en peau de serpent (1934). Quand Dali crée son "Téléphone-Homard" en 1936, elle lui demande l'année suivante d'imaginer la célèbre robe Homard, modèle sur lequel l'artiste, entre deux brins de persil, aurait bien voulu étaler de la vraie mayonnaise... La robe finira photographiée par Cecil Beaton dans "Vogue" , et portée par Wallis Simpson, qui n'est alors pas encore la duchesse de Windsor.

    La fameuse robe homard imaginée par Dali © AFP

    "Schiap'" innove comme elle respire. Associe le long et le court, les détails précieux et les bijoux en plastique, les velours haute couture et les imprimés coupures de journaux dont un certain John Galliano s'inspirera des décennies plus tard. Chanel s'en étouffe : " "L'Italienne" déguise les femmes, moi je les habille ! ", peste-telle. Et " l'Italienne " d'assumer le rôle, enchaînant collaborations au cinéma (Arletty dans "Hôtel du Nord", Zsa Zsa Gabor dans "Moulin-Rouge") sur défilés jamais vus. Si elle donne toujours un thème à ses collections, "Cirque" , "Comedia del Arte" , " Papillons" , "Astrologique" , "Païenne" , c'est pour mieux suivre son inspiration, qu'elle associe à des noms de couleur comme "sang de Yankee" , "bleu Della Robia" et bien sûr "rose shocking" , emblématique de son nom.

    Portrait de Schiaparelli © AFP


    Shocking Elsa, à l'instar d'un André Breton qui affirmait " la beauté sera convulsive ou ne sera pas ", impose sa propre conception du charme féminin. Comme l'affirme une rédactrice en chef de l'époque : " Une cliente Schiaparelli n'avait pas à savoir si elle était belle, elle était typée." Ou comment la notion de "chic" remplace le "beau" pour celle dont la mère n'avait eu de cesse de lui répéter petite qu'elle était laide et qui rêvait de métamorphoser son corps en jardin.

    Dès ses débuts, Schiaparelli comprit la force du vêtement Pygmalion. Une transformation des corps et des styles qui marque l'apogée de son inventivité en 1938. Paradoxalement, cette flamboyance sonne le glas d'une époque. Exilée durant toute la guerre aux Etats-Unis, elle rentre en France à la Libération. Ses retrouvailles avec la mode sont difficiles. Elle se raccroche à contrecoeur au new-look de Dior qu'en privé elle trouve " tarte ". Sentant ses fulgurances couture se refroidir d'elles-mêmes, elle ferme définitivement boutique en 1954 et ne s'habille plus que chez Yves Saint Laurent. En 1973, elle meurt dans son sommeil et tombe dans l'oubli.


    Que reste-t-il de Schiaparelli ? Le rose shocking que lui a volé la poupée Barbie ? Pas seulement. Un héritage vénéré qui reprend vie après des décennies de sommeil, sous l'impulsion du PDG du groupe Tod's Diego Della Valle, qui rachète la marque en 2007. En 2012, la maison se réinstalle au 21 place Vendôme.
    Mais ce n'est que le 20 janvier 2014, après 60 ans d'absence, que l'on vit le retour sur les podiums du premier défilé de haute coutureSchiaparelli, sous la direction artistique de Marco Zanini. " Un défilé excentrique, sensible et contemporain ", résumait Jean Paul Gaultier, présent sur le banc des invités aux côtés de Carla Bruni applaudissant une longue robe en crêpe de soie bleu roi à imprimé rose schoking, portée par la top britannique Stella Tennant. Même enthousiasme lors du second défilé couture automne/hiver 2014-2015, présenté le 7 juillet dernier.

     

    Sur un podium de faux léopard, des écureuils, des chiens, des rats s'invitaient sur des vestes et robes de vamp en velours, associées à des coiffes... Directement inspirées de la collection Cirque de février 1938.

    L'âme d'Elsa est de retour dans l'arène.

    (1), (3) Dilys E. Blum, "Elsa Schiaparelli" , édité par le Musée de la Mode et du Textile
    (2) "Shocking Life, the Autobiography of Elsa Schiaparelli" , éd. V&A
    (4) "La Vie secrète de Salvador Dali" , éd. Gallimard

     

     

    http://o.nouvelobs.com/mode/20140801.OBS5303/histoire-de-mode-4-fevrier-1938-le-jour-ou-elsa-schiaparelli-fit-son-cirque.html

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    Décédée lundi 12 mai 2008 à l’âge de 98 ans, Irena Sendler a sauvé 2.500 enfants juifs du ghetto de Varsovie durant la seconde guerre Mondiale.

     

    Arrêtée par la Gestapo en 1943 elle fut miraculeusement sauvée sur le chemin de l’exécution

    Figure de la résistance polonaise, mais née ALLEMANDE,

    Irena Sendler a sauvé 2.500 enfants juifs de Varsovie au risque de sa vie en les faisant sortir du ghetto instauré par les nazis.
    « On m’a éduquée dans l’idée qu’il faut sauver quelqu’un qui se noie, sans tenir compte de sa religion ou de sa nationalité », aimait-elle à dire.

    Irena Sandler

    Juste parmi les Nations

    Née le 15 février 1910, Irena Sendler est longtemps restée peu connue en Pologne, à l’image d’Oskar Schindler, qui est mort dans la pauvreté en Allemagne, avant que son action soit immortalisée au cinéma par Steven Spielberg
    Il fallut attendre mars 2007 pour que la Pologne lui rende un hommage solennel et propose son nom pour le Prix Nobel de la Paix.
    Cependant, le mémorial israélien de l’Holocauste, le Yad Vashem, lui avait décerné dès 1965 le titre de Juste parmi les Nations, réservé aux non-juifs qui ont sauvé des juifs (un peu plus de 22.000 à ce jour).

    Première métropole juive d’Europe

    Assistante sociale, elle travaillait déjà avant la guerre auprès des familles juives pauvres de Varsovie, qui était alors la première métropole juive d’Europe. La capitale polonaise abritait 400.000 des 3,5 millions de juifs de Pologne.
    Dès l’automne 1940, Irena Sendler a pris des risques considérables pour apporter de la nourriture, des vêtements ou des médicaments aux habitants du ghetto, que les occupants nazis avaient instauré dans un quartier de la capitale. Sur 4 km², ils y avaient entassé quelque 450.000 personnes.
    En raison du manque de nourriture, beaucoup sont morts de faim ou de maladie. Les autres ont été gazés au camp de la mort de Treblinka. Une poignée de survivants ont mené au printemps 1943 une insurrection désespérée avant que l’armée nazie ne rase complètement le quartier.

    Enfants cachés dans des valises

    « Lorsqu’elle marchait dans les rues du ghetto, Sendler portait un brassard avec l’Etoile de David, à la fois par solidarité avec les juifs et par souci de ne pas attirer l’attention sur elle », souligne le mémorial du Yad Vashem.
    A la fin de l’été 1942, elle a rejoint le mouvement de résistance Zegota, (Conseil d’aide aux juifs).
    Elle a alors fait sortir clandestinement des enfants du ghetto qu’elle hébergeait dans des familles catholiques et des couvents. 
    Les enfants étaient cachés dans des valises, transportés par des pompiers ou des camions à ordures, ou simplement dissimulés sous les manteaux des personnes qui avaient le droit d’accès au ghetto, comme Irena Sendler et son équipe d’assistantes sociales. Par précaution, elle notait soigneusement les noms des enfants et des familles sur des papiers qu’elle enterrait dans des bouteilles.

    Miraculeusement libérée sur le chemin de l’exécution

    Elle fut arrêtée chez elle le 20 octobre 1943.

     

    Au quartier général de la Gestapo, ses tortionnaires lui brisèrent les pieds et les jambes. Mais elle ne parla pas.

     

    Condamnée à mort, elle fut miraculeusement libérée sur le chemin de l’exécution par un officier allemand que la résistance polonaise avait réussi à corrompre.
    Elle continua son combat clandestin sous une autre identité jusqu’à la libération. Après la guerre, elle travailla dans la supervision des orphelinats et des maisons de retraite.

    « Je continue d’avoir mauvaise conscience »

    Elle a toujours pensé qu’elle n’était pas une héroïne. « Je continue d’avoir mauvaise conscience d’avoir fait si peu », disait-elle.
    De santé fragile, Irena Sendler était restée l’an dernier à l’écart des cérémonies qui lui rendirent hommage. Mais elle avait fait lire une lettre par une survivante, Elzbieta Ficowska, qu’elle avait sauvée tout bébé en 1942.
    « J’appelle tous les gens de bonne volonté à l’amour, la tolérance et la paix, pas seulement en temps de la guerre, mais aussi en temps de paix », avait-elle dit.

    Irena Sandler

     

     

     

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    Iréna SENDLER 1942

     
    décédée à 98 ans.
     
    Décédée lundi 12 mai 2008 à l’âge de 98 ans, Irena Sendler a sauvé 2.500 enfants juifs du ghetto de Varsovie durant la seconde guerre Mondiale.
     
     
    Arrêtée par la Gestapo en 1943 elle fut miraculeusement sauvée sur le chemin de l’exécution
     
     
     
     
     
     
    Elle demanda pendant la 2ème guerre mondiale à aller travailler dans le Ghetto de Varsovie, comme plombier, serrurier. 
     
     

    Elle avait une motivation bien particulière.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Elle connaissait les plans d'extermination des nazis envers les juifs,
     
    elle était Allemande. 
     
    Irena Sandler 
     
     
     
     
     
     

    Irena a caché des enfants dans le fond de sa boîte à outils qu'elle transportait à l'arrière de son véhicule ainsi qu'un grand sac (pour les enfants plus grands). 
     
     
     
     
     
    Elle avait aussi un chien à l'arrière qu'elle a entrainé à aboyer quand les soldats allemands la contrôlaient à l'entrée et à la sortie du ghetto.
     
     
    Les soldats ne pouvaient rien contre le chien qui couvrit en fait le bruit que pouvaient faire les enfants. 
     
     
     
    Elle sauva 2500 enfants en les cachant ainsi. 
     
     
     
     
     
     
     
    Elle fut arrêtée et les nazis lui brisèrent les jambes,
    les bras et la torturèrent très sévèrement
     

    Irena garda tous les noms des enfants qu'elle avait sortis du Ghetto et garda ces noms dans une jarre en verre enterrée derrière un arbre, au fond de son jardin derrière sa maison. 
     

    Après la guerre, elle essaya de localiser tous les parents qui avaient pu survivre et tenta de réunir les familles; mais la plupart avaient été gazés.
     
     
     
     

    Les enfants qui avaient été sauvés ont été placés dans des familles d'accueil ou ont été adoptés.
     
     
     
    L'année dernière elle a été proposée pour
     
     
     
     
    « le prix Nobel de la Paix »,
    mais n'a pas été retenue;
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    ( c'est Al Gore qui fut primé
     
    « pour son film » sur le « réchauffement de la planète »!!! )
     
     
     
     
     
     
    En sa mémoire, 63 ans plus tard, je participe à cet anniversaire,
    très modestement en faisant suivre ce message.
     
     
     
     
     
    J'espère que vous ferez de même.
     
     
     

    Nous espérons que ce courriel sera lu,par plus de 40 millions de personnes dans le monde entier !

    Rejoignez-nous pour le transmettre autour du monde
    en le faisant suivre à tous ceux que vous connaissez.
     
     
     
     
     

     

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    MODE de FONCTIONNEMENT de la RESISTANCE 

    mode d'emploi 


    ( Beaucoup de femmes ont joué un rôle essentiel dans la résistance en tant qu'infirmières, postières, secrétaires-dactylos, agents de liaison...mères de Famille, jeunes filles lycéennes, jeunes femmes coiffeuses, agricultrices, institutrices, prostituées .. et oui ! grands mères.... re ET OUI ) 

    Les actions de résistance pouvaient prendre des formes variées:
    •collecter des renseignements sur les habitudes de l'ennemi, transmettre des messages, des plans, servir d'agent de liaison, 
    •faire des graffitis, coller des affiches, distribuer des tracts, 
    •propager des nouvelles favorables aux Alliés, appeler les gens à réfléchir sur ce qu'ils entendent à la radio, 

    •imprimer des affiches, des tracts, préparer des journaux clandestins, 

    •organiser des réunions, créer des groupes clandestins avec des noms de code pour chaque personne, 

    •fabriquer de faux papiers d'identité pour les personnes entrant dans la clandestinité, 

    •transmettre des messages aux résistants ou aux Alliés par TSF, 
    •collecter des armes et de l'argent pour le groupe, recevoir des parachutages de vivres, d'armes et de munitions, 

    •cacher des résistants, des Juifs, des aviateurs ou des agents alliés, faire passer la frontière à des réfugiés, 

    •rejoindre les maquis pour faire des sabotages, faire dérailler des trains, détruire des ponts, attaquer des convois militaires...

    •refuser les lois de la collaboration, perturber le fonctionnement des administrations (sabotage), 

    •"noyauter" les services administratifs (police, renseignements, préfectures) en y plaçant des hommes fidèles à la Résistance. 

    Les résistants devaient se montrer très discrets dans leurs actions, leur rendez-vous, leurs réunions. 

    C'était souvent des gens en apparence "sans histoire" comme des médecins, des commerçants etc. 

    Beaucoup de femmes ont joué un rôle essentiel dans la résistance en tant qu'infirmières, postières, secrétaires-dactylos, agents de liaison...

     

    Quel rôle ont joué les femmes dans la seconde guerre mondiale ?

    Des millions de femmes ont été impliquées dans la seconde guerre mondiale, de manière passive comme active.

    Production industrielle, résistance, combats :

     
    les femmes ont joué un rôle considérable durant le conflit.

     

    Mimie, résistante dans l'AIN 

     

     

    Mais le saviez-vous ?

    les Femmes RESISTANTES n'ont été reconnues bien après la guerre !!

     

     

     

    le rôle des femmes

    Dans leur diversité, venue de tous horizons sociaux, les femmes participent à l'ensemble de l'action résistante, au côté des hommes.

    Il n'y a pas un seul secteur de l'organisation clandestine où elles ne sont pas en majorité et où elles n'exercent pas des fonctions importantes de direction.

     

     

    Certaines d'entre elles participent aux combats militaires.

    Elles sont aussi nombreuses dans les services de renseignements et c'est souvent à elles qu'est confié le travail particulièrement dangereux d'infiltration de l'appareil militaire allemand.

     

     

     

    Marie Madeleine FOURCADE, Chef du Reseau ALLIANCE

     

    On les retrouve aussi dans certaines administrations: aux P.T.T. où elles peuvent transmettre des renseignements, acheminer des courriers dans les mairies, où elles peuvent fournir de faux papiers, dans les hôpitaux, où elles s'avèrent très utiles pour les services sanitaires de la Résistance.

     

     

    Andrée De Jongh (ou « Dédée ») est née le 30 novembre 1916 à Schaerbeek (Belgique) et est morte le 13 octobre 2007 aux Cliniques universitaires Saint-Luc à Woluwe-Saint-Lambert (Belgique). 

    Ce fut une résistante belge organisatrice du « réseau Comète », une filière d'évasion pour soldats -particulièrement aviateurs- Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

     

     

     

    Elles jouent un rôle essentiel dans l'aide aux prisonniers, aux persécutés notamment aux juifs.

    La femme est donc particulièrement désignée pour des actions qui impliquent une présence au milieu de la population et surtout de l'ennemi, comme pour les distributions de tracts.

    Durant la seconde guerre mondiale, les femmes participent à l'effort de guerre.

     

     

    En Allemagne, aux États-Unis, en France, au Japon ou au Royaume-Uni, elles travaillent notamment dans les usines d'armement.

     

     

     

    Aux États-Unis, les femmes produisant les munitions sont surnommées 
    « munitionnettes » depuis la première guerre mondiale.

    Au service du IIIe Reich, de nombreuses Allemandes participent à la gestion des territoires occupés (secrétariat, tâches administratives).

     

     

     

    En France, elles sont surnommées les « souris grises ».

    Les plus fanatiques s'engagent dans des combats désespérés lors de la chute de l'Allemagne.

    Les femmes combattantes pendant la seconde guerre mondiale

    Certaines femmes participent aux combats durant la seconde guerre mondiale.

     

     

    Elles ne sont pas seulement infirmières :

     

    certaines s'engagent dans des corps spécifiques

    (auxiliaires féminines de l'armée de terre dans l'armée française,

    Women's Auxiliary Air Force dans la Royal Air Force).

     

     

    Elles servent par exemple dans les stations radar et les services de communication, ou manipulent les batteries de DCA.

    Dans l'Armée rouge, les femmes conduisent des chars, pilotent des avions de chasse ou manient le fusil avec adresse, comme la célèbre tireuse d'élite Lioudmila Pavlitchenko.

     

     

     

    First contingent of Canadian Womens Army Corps in Britain during WWII is inspected 
    by the Princess Royal (centre).

     

    Les femmes combattent également dans la clandestinité en s'engageant dans la résistance dans divers pays occupés

    (France, URSS, Chine, Pologne, etc.).

     

     

    Certaines résistantes sont devenues célèbres,

    comme Lucie Aubrac, Lise London ou Germaine Tillion.

     

     

    ET COMBIEN d'ANONYMES ??

    Tous pour l'effort de guerre

    La Seconde Guerre mondiale mobilise la totalité des ressources du pays.

    Hommes, femmes, jeunes et vieux, l'effort de guerre doit venir de tous car les besoins sont pratiquement infinis.

     

    Vivres, vêtements, armes, pétrole, toutes les richesses sont mises à profit pour vaincre l'ennemi.

     

    Une carte cachée :

    les ménagères. sur les 2 285 370 femmes enregistrées comme ménagères !

     

     

    Pologne, des infirmière !

     

     

    Avec le contrôle de 80 % à 85 % des achats au détail, ces femmes déterminent en grande partie le niveau de consommation au pays.

     

    Ce pouvoir d'achat va largement aider à développer et orienter l'économie de guerre.

    Puisque tous les biens sont réquisitionnés par l'armée, il n'en reste presque plus pour les civils.

     

     

    Des femmes sur tous les fronts

    À l'usine, dans les hôpitaux de campagne ou dans l'armée, le rôle des femmes durant la Seconde Guerre mondiale est déterminant.

     

     

    Le 18 avril 1944, le ministre de la Défense J.L. Ralston est catégorique :

     

    « Nous vivons la période la plus cruciale, la plus décisive de la guerre, et ce sera de ces filles, de ces femmes qui s'enrôlent dans l'armée que viendra peut-être, quant au Canada,

    l'impulsion décisive qui nous mènera à la victoire. »

     

     

    sources D.R.

     

     

     

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  • SIMONE DE BEAUVOIR ET LES FEMMES : QUAND LE MYTHE DÉGRINGOLE

     

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    Simone de Beauvoir, considérée comme l’une des principales théoriciennes du féminisme “à la française”, aurait-elle usurpée sa réputation ?

    Marie-Jo Bonnet, historienne et fondatrice des Gouines rouges met en lumière dans son dernier essai Simone de Beauvoir et les femmes les rapports ambivalents qu’elle entretient avec sa sexualité lesbienne.

     

     

    Marie-Jo Bonnet casse ici le mythe en analysant les vies cachées de la philosophe. Celle-ci n’a en effet jamais évoqué ou écrit sur ses relations avec les femmes, le plus souvent ses étudiantes.

    Qu’est-ce qu’une telle absence dans les travaux

    de Simone de Beauvoir dit d’elle, de son féminisme et de ses choix de vie ?


    Simone de Beauvoir à Chicago (crédit photo Art Shay)

    Simone de Beauvoir la féministe, pourvoyeuse de femmes pour Sartre

    En 1990, seulement quatre ans après sa disparition, le mythe de Simone de Beauvoir prend un sérieux coup sur la tête. En effet, la publication des Lettres à Sartre, recueil de sa correspondance avec son compagnon, dresse le portrait d’une femme profitant des faiblesses des jeunes filles pour les attirer dans une relation à trois avec Jean-Paul Sartre.

    « Simone de Beauvoir puisait dans ses classes de jeunes filles une chair fraîche à laquelle elle goûtait avant de la refiler, ou faut-il dire plus grossièrement encore, de la rabattre sur Sartre » rapporte ainsi Bianca Lamblin, une des élèves de Simone de Beauvoir au lycée Molière, dans ses Mémoires d’une jeune fille dérangée. « Que Sartre m’ait sacrifiée à sa quête perpétuelle et vaine de séduction, soit. Mais que Simone de Beauvoir serve de pourvoyeuse à son compagnon est plus étonnant. Que dire d’un écrivain engagé comme elle dans la lutte pour la dignité de la femme et qui trompa et manipula, sa vie durant, une autre femme ? »

    Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre

    Une conscience politique toute relative

    Au-delà de la façon dont elle semble utiliser les femmes pour le bon plaisir de son compagnon, c’est le vocabulaire utilisé qui peut surprendre la lectrice dans la correspondance de Simone de Beauvoir lorsqu’elle parle des femmes comme « des proies ». « Tout se passe comme si elle ne supportait pas son attirance » pour les femmes indique ainsi Marie-Jo Bonnet. Si l’on fait sienne l’approche freudienne à laquelle Simone de Beauvoir était si réticente, « cette division intérieure non reconnue » pourrait s’expliquer par son amour contrarié pour Zaza, son amie d’enfance. Doit-on également y voir une réaction de défense face à l’homophobie de la société d’alors ou encore à la suspension de ses fonctions de professeur suite à la plainte de la mère d’une élève amante de Simone de Beauvoir ? Si Marie-Jo Bonnet ne tranche pas, ce qui est dit en filigrane est que l’amour lesbien ne s’inscrit pas pour Simone de Beauvoir dans une « dynamique émancipatrice » des hommes.

    Simone de Beauvoir allongée sur son lit, Paris, 1952 (crédit photo : Gisèle Freund)

    C’est également la conscience politique de Simone de Beauvoir qui est remise en cause par Marie-Jo Bonnet. Il semblerait en effet que c’est sous l’influence de Sartre et le succès duDeuxième sexe que Simone de Beauvoir acquiert une grande acuité des luttes politiques. Est ainsi cité ce passage assez choquant d’une Simone de Beauvoir manifestement indifférente à l’égard du sort des juifs pendant la seconde guerre mondiale : « les Suisses rôdaient par là, et je me suis refait une figure pour aller boire avec eux un mauvais champagne abandonné par une Autrichienne envoyée en camp de concentration. Ça m’a fait un peu de bien.”

    C’est que celle qui prôna « l’engagement » dès la fin de la guerre a longtemps été hermétique à l’action préférant le café de Flore et le ski à Morzine au départ vers Londres. Etant passée à côté de l’action entre 1939 et 1945, il fallut donc se rattraper en voyageant à Moscou, à Cuba, en s’engageant aux côtés du MLF et des manifestants de Mai-68.

    Ce que dresse en creux le travail salué par la critique de Marie-Jo Bonnet est le portait d’une Simone de Beauvoir proche de la cruauté dans ses relations avec des jeunes filles éperdues d’amour pour elle, peu glorieuse face à la grande trame de l’Histoire. Cet ouvrage très documenté donne également à voir un féminisme conduit par la volonté de rejoindre le sexe masculin dans ses travers les plus phallocrates. On ressort de cette lecture avec un regard très distancié sur l’écrivaine du Deuxième Sexe et une sérieuse envie de relire certains livres de notre bibliothèque pour combattre les contradictions dans lesquelles Simone de Beauvoir a dû se débattre.

    En savoir plus :
    Simone de Beauvoir et les femmes de Marie-Jo Bonnet
    Beauvoir dans tous ses états d’Ingrid Galster
    Castor de guerre de Danièle Sallenave

     

     

    http://www.barbieturix.com/2015/11/30/simone-de-beauvoir-et-les-femmes-quand-le-mythe-degringole/

    https://amarasek.wordpress.com/2009/10/30/la-vie-sexuelle-de-simone-de-beauvoir-une-etude-sur-l%E2%80%99homosexualite-chez-simone-de-beauvoir/

     

     

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  • …Balsan et Chanel

     

    balsan

    Balsan et Chanel

    Pour commencer en ordre chronologique, Chanel et Étienne Balsan–un ancien officier de cavalerie–ils s’étaient rencontrés alors elle a chanté avec sa tante à Moulins. Elle avait rêvé de devenir chanteuse, mais ainsi elle a suit Balsan dans sa propriété de Royallieu à Compiègne. 

    Au moment, Balsan avait déjà une femme s’appelait Émilienne d’Alençon, qui était actrice bien connue. Elle et les autres femmes qui ont visitée Royallieu elles ont suivi les modes de la Belle Epoque, qui incluait des jupes longues, des chaussures aux talons hautes, des chapeaux très ornés, et–selon l’impression que Chanel avait eu d’Alençon–« des robes lourdes et des voiles tachetés » qui rendaient les femmes comme des vieilles filles.

     

    Les femmes habillées dans le paysage comme elles feraient dans la ville, parce que c’était ce qui les hommes aimaient. Si les femmes portaient les choses qui a demandé l’assistance d’un homme, leur autorité ne soit pas porté atteinte par l’exterieur.

    Balsan, qui aimait tous les cheveux et le paysage, exigerait que son cocotte aimerait les mêmes choses. Il ne la traitait très bien, et seulement considéré comme son « protégé, sur laquelle on ne dépense pas [l’argent]. »

     

    Donc, il envoya Chanel à La Croix St. Ouen, un tailleur local qui avait des clients de garçons d’écurie et de chasseurs.

     

    Chanel a promis de s’habiller jamais comme une « grande dame ni comme une souillon. »

     

    À La Croix St. Ouen, elle a demandé des culottes sur mesure, ainsi qu’une veste avec revers étroits et d’un col rabattu, et un chapeau noir.

     

    1929

     

    Cette tenue simple, inspiré par passant le temps à cheval dans les forêts à Royallieu, serait l’aider à développer sa technique de costumes 15 ans plus tard.

     

    Une modèle de quoi je pense Chanel a porté à Royallieu.

    Une modèle de quoi je pense Chanel a porté à Royallieu.

    belleepoque

    Les modes de la Belle Epoque.

    En plus de l’équitation, Chanel irait aux courses de polo, portant un « canotier de paille et un petit costume de pays » avec trois tresses et un ruban.

    Son style était bien sur androgyne.

     

    Pendant sa temps à Royallieu, elle a critiqué les femmes qui portaient de grands chapeaux et maquillage lourd, qui lui rappelait de Moulins.

    Chanel a été presque obsédée avec l’idée d’être gamine;

     

    elle a raconté qu’elle avait 16 ans à Royallieu quand elle avait vraiment 21 ans.

     

    Habillant en des liens d’écolier doucement noués et des chemises blanches avec Peter Pan colliers qui lui a donné une apparence de jeunesse, c’était sa façon de riposter, de toujours s’opposer aux conventions de la société.

     

     

    https://pourlamourde.wordpress.com/2013/04/28/balsan/

     

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    Contrairement aux hétaïres grecques,

     

    les courtisanes de la Belle Époque n’ont pas besoin d’être cultivées et raffinées pour accéder au rang de cocottes de haut vol : tel est le cas d’Émilienne d’Alençon, qui s’affirme dans le demi-monde parisien grâce à sa beauté et à la notoriété que lui apportent ses amants illustres et le recours à la photographie,

     

    qui diffuse son effigie à l’échelle internationale. 

    Née Émilie André, à Paris, le 18 juillet 1869, fille d’une concierge de la rue des Martyrs, la future Émilienne d’Alençon reçoit son pseudonyme de la prostituée

    Laure de Chiffreville, qui lui prédit une brillante carrière.

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    Lancée par l’« intrépide vide-bouteilles » Charles Desteuque, chroniqueur du Gil Blas, Émilienne se produit comme dresseuse de lapins au Cirque d’Été et fréquente les lieux favoris du demi-monde parisien : le bois de Boulogne, Chez Maxim’s, les théâtres.

     

     

    Entre 1889 et 1892, la jeune femme devient une célébrité grâce à sa liaison avec le jeune duc Jacques d’Uzès qui veille à son instruction dans le vain espoir de l’épouser ; envoyé au Congo par sa famille qui s’oppose fermement à cette mésalliance, le jeune duc meurt en 1893.

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    Émilienne d’Alençon consolide sa renommée de grande cocotte en séduisant le roi des Belges Léopold II, le prince de Galles et futur roi Édouard VII, et le Kaiser Guillaume II,

    et en rivalisant avec la Belle Otero, Cléo de Mérode et Liane de Pougy.

     

     

     

    Avec Liane, Émilienne noue une liaison amoureuse que le Gil Blas relate de manière fort caricaturale :

    il annonce le mariage des deux cocottes et l’arrivée imminente d’un enfant. 

    Si les chroniqueurs mondains influent considérablement sur la notoriété des « grandes horizontales », ce sont les photographes qui leur assurent un succès international :

     

     

     

    la diffusion des portraits photographiques, qui permet à des véritables artistes du spectacle, comme Sarah Bernhardt ou Réjane, de consolider leur renommée, est d’autant plus indispensable pour les demi-mondaines qui, à défaut d’un véritable talent, misent tout sur leur beauté.

     

    Outre leurs richissimes amants, les séductrices de la Belle Époque ont en fait besoin d’une foule d’admirateurs anonymes qui, en collectionnant les reproductions de leurs portraits photographiques, contribuent à accroître leur renommée de « femmes fatales ».

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    Analyse de l'image

    Le spectacle de la beauté 

    Émilienne d’Alençon confie son image aux soins des meilleurs ateliers photographiques de Paris, où elle pose aussi bien en tenue élégante qu’en costume de scène. 


    Réalisée par l’atelier Reutlinger vers 1900, cette photographie montre la jeune femme dans le costume qu’elle porte sur la scène des Folies-Bergère dans La Belle et la Bête : Émilienne, racontent les chroniques, « fait semblant de jouer de la mandoline pour accompagner des couplets égrillards, qu’elle détaille d’une voix innocente ».

     

    Cette « innocence » est aussi la protagoniste de ce cliché, où « la Belle » penche la tête d’un air rêveur, les mains posées sur sa mandoline.

     

    Si le costume d’Émilienne est assez simple, les bijoux qu’elle porte révèlent sa coquetterie ; quant au charme du modèle, il est parfaitement décrit par un chroniqueur :

     

    « Son nez insolemment camard, et pourtant adorable dans son effronterie, est chevauché par les plus beaux yeux du monde, des yeux clairs, malins, qui peuvent être rangés dans la catégorie des agents provocateurs […]

     

     

    Sa bouche, tordue de moues d’enfant gâté, ou retroussée par des sourires de sainte-nitouche, appelle irrésistiblement le baiser, comme la rose invite l’abeille et comme le Nord attire l’aimant. »

    Reproduite à loisir, l’effigie d’Émilienne correspond à l’idéal ambigu de la féminité forgé par la Belle Époque : une femme sensuelle mais sans en avoir l’air, naïve et malicieuse en même temps.

      Interprétation

    Un « gavroche féminin », entre frivolité et mélancolie 

    Surnommée « gavroche féminin » en raison de son origine parisienne populaire et de la spontanéité de ses répliques, Émilienne d’Alençon se passionne pour la littérature et écrit elle-même des poèmes, recueillis sous le très significatif

    titre de Sous le masque (1918), qui révèlent une âme sensible et mélancolique ; néanmoins, la belle demi-mondaine n’abjure pas sa coquetterie et, en 1919, publie un recueil de recettes de beauté.

     

    Mais la Belle Époque est finie, et le triste déclin d’Émilienne d’Alençon a déjà commencé :

    l’opium fait des ravages sur son corps et sur son esprit ;

     

    elle dépense une fortune pour ses maîtresses, puis semble avoir trouvé le bonheur en épousant un jockey anglais beaucoup plus jeune qu’elle, Percy Woodland, dont elle divorce pour un autre jockey britannique,

    Alec Carter, qui meurt pendant la Grande Guerre.

     

    Seule, malade et endettée, Émilienne finit ses jours à Nice ;

     

    Renée Vivien avait écrit pour elle ces vers prémonitoires :

     

    « Tu te flétriras un jour, ah, mon lys ! / Tes pas oublieront le rythme de l’onde, / ta chair sans désirs, tes membres perclus / ne frémiront plus dans l’ardeur profonde, / l’amour désenchanté ne te connaîtra plus. »

    Cependant, la gloire passée de la Belle Époque et de ses protagonistes est éternisée par la photographie qui, après avoir été un puissant instrument publicitaire, s’avère être un irremplaçable outil de mémoire.

    Auteur : 

    Gabriella ASARO

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