• Épouses et concubines

    Épouses et concubines :

    procréation et passion

    Mais alors que beaucoup de danseuses se contentaient d’effectuer des passes, certaines des plus cotées devenaient des maîtresses

    attitrées de messieurs de la haute société qui, laissant leurs épouses à leur domicile,

    s’affichaient volontiers avec leur proie à laquelle ils offraient un logement et train de vie généralement plus que décent.

    Et c’est de ces dépenses d’entretien de leur maîtresse danseuse que vient notre expression dont le sens, par extension, a évolué vers toutes les dépenses très, voire trop importantes consacrées à une passion.

    Théâtres, cabarets, actrices, chanteuses…

    Cela dit, l’Opéra n’avait pas du tout l’exclusivité des danseuses prostituées ou, dit plus élégamment au vu du beau monde qu’elles fréquentaient parfois et de la manière moins systématique avec laquelle elles faisaient commerce de leur corps, les courtisanes, la danse classique n’étant pas la seule touchée par ce phénomène ‘artistique’ qui concernait aussi bien les théâtres que les cabarets, les actrices que les chanteuses et danseuses. Il suffit de se rappeler de quelques noms célèbres comme Lola Montès,

    la belle Otero ou Liane de Pougy, pour ne citer qu’elles.

    « Je viens enfin de recevoir ta boîte merveilleuse de compas !

    Tu es archi-fou,

    je t’assure que tu as besoin d’un conseil judiciaire.

    Je suis ta danseuse, ton écurie, ta collection, je te reviens à des prix fous. » 

    – André Gide – Correspondance 1890-1942

     

     

    https://matricien.org/patriarcat/sociologie/prostitution/prostitution-mondaine/

     

     

     

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