• HISTOIRE de l'EPILATION FEMININE

     

     

     HISTOIRE de l'EPILATION FEMININE

     

     

    Le système pileux est généralement considéré comme inesthétique et peu féminin.

    A Rome, le bain était suivi de l’épilation du corps, tout ou en partie ; les riches Romaines, à l’image des Athéniennes avant elles, avaient l’habitude de s’épiler entièrement, par mesure d’hygiène et de raffinement.

    Cette pratique très ancienne de l’épilation participait d’un des canons de beauté les plus universellement répandu des sociétés humaines. Hommes et femmes pouvaient être concernés comme en Egypte.

    Les Egyptiennes utilisaient déjà la pince à épiler pour supprimer les cils avant de procéder au maquillage de l’œil.

    Dans les thermes romains, l’alipilus était un esclave qualifié, chargé spécifiquement d’ôter les poils jugés disgracieux avec des pâtes composées de poix et de résines, il terminait le travail en passant patiemment une pierre ponce sur la peau.

    Les femmes arabes s'épilent depuis la nuit des temps avec un mélange fait de sucre, de jus de citron et d’eau qui, après chauffage, donne une sorte de caramel malléable.

    De petits tapotements répétés ou l’application de minces bandes arrachées dans le sens inverse de la pousse du poil, permettaient une épilation efficace.

    L’épilation intime ajoutait une incontestable composante érotique et un passage incontournable pour la jeune femme à la veille de ses noces.

    Cette épilation pubienne, si fréquente en Orient, était très appréciée par les femmes de la noblesse.

    Les tableaux orientalistes de Gérôme deviennent ainsi très naturalistes, mais le peintre avait-il pour autant connaissance de cette coutume à la double fonction : hygiénique et érotique ?

    Généralement, les socques de bois que l'on aperçoit au premier plan, étaient plus hauts chez les élégantes favorites que chez leurs servantes.

    Plus luxueux aussi, les plus coûteux étaient d'ébène, de bois de rose ou de santal, piqués de clous d'or et d'argent.

    Dans le harem royal, ces hauts sabots pouvaient même être incrustés de nacre et de pierres précieuses.

    D'origine sans doute vénitienne, ils étaient utiles dans les hammams pour protéger les pieds du sol de marbre chauffé et pour éviter - dans la mesure du possible - de glisser sur les surfaces humides.

    Rappelons que ces lieux : hammam et harem, restaient interdits aux hommes.

    Mis à part les femmes, seuls les très jeunes garçons pré-pubères ainsi que les eunuques y étaient admis. !!
    Cf/ Femme à sa toilette, Anne-Marie Mommessin, Editions Altipresse 2007

     

     

     

     

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