•  

     

    Édouard 7 et sa fameuse chaise de volupté

     

    Édouard 7 et sa fameuse chaise de volupté

     

    Le roi d’Angleterre Édouard VII est mort le 6 mai 1910.

    Ce roi est très populaire en France (vous pouvez relever le nombre d’hôtels, de places, de théâtres... qui porte son nom un peu partout en France).

     

    Amoureux de la France (il passera ses vacances à Biarritz),

    il fut le principal acteur de la réconciliation entre la France et l'Angleterre en conflit pour des différents coloniaux.

     

    En effet, en 1903, il décide de rencontrer le président français. Son arrivé s'effectue sous les hués du peuple français mais le pittoresque du roi, sa bonhomie, ses manières simples et sa courtoisie sans façons ont séduit les Français.

    Il a conquis le cœur de la population.

    Il faut dire que ce roi connaissait la France.

     

    Dans sa jeunesse, en tant de prince de Galles, il y a séjourné plusieurs fois à Paris et fréquenté les théâtres, les cabarets ainsi qu'un haut lieu de la galanterie 

     « le Chabanais »

     

    - Dieu seul sait quels souvenirs il en garde…

    Client de cette maison close,

    il avait fait installer un mobilier personnel et… particulier.

     

    Dans une grande baignoire de cuivre rouge ornée d’une sphinge aux attributs déployés, le futur roi barbotait dans du

    champagne Mumm cordon rouge tout en se faisant dorloter.

     

    Autre meuble célèbre due à l’imagination d’Edouard VII, une chaise « de volupté » fabriquée spécialement dont je vous laisse en imaginer l’usage.

    Petit anecdote concernant cet établissement.

    On raconte que lorsqu’un hôte de marque désirait visiter les lieux,

    son programme officiel mentionnait :

    « Visite au président du Sénat ».

     

    Un membre du protocole ne comprit pas l’allusion et plaça un jour cette visite sur le programme de la reine mère d’Espagne.

     

    On dû en catastrophe organiser une véritable visite au président du Sénat, qui n’en demandait pas tant !

     

     

     

     

    Ce fauteuil des voluptés, qui provient de l'une des plus célèbres maisons closes de Paris, sera exposé 
    Parmi les six cents œuvres caractéristiques de cette Belle Époque, nul doute que l'élue s'arrêtera devant un meuble étrange, dont l'usage s'est perdu.
    Se fera-t-elle photographier devant?
    On ne le lui conseille guère.
    Un socle de bois doré bien rembourré,
    surmonté d'une selle pareillement confortable, six accoudoirs,
    quatre pieds et un tissu japonisant.
    Qu'est-ce donc que ce schmilblick?
    Les plus perspicaces trouveront quelque ressemblance
    avec un siège gynécolo­gique ou une chaise d'accouchement.
    La fonction se révèle en réalité autrement plus sensuelle.
    «Il s'agit d'un “fauteuil de volupté”»,
    glisse Dominique Lobstein, historien d'art et co-commissaire de l'exposition.
    Lorsqu'on y regarde de près, on n'ose
    inventorier les combinaisons, genre Kamasutra, qu'il offre.
    «Il a appartenu à Édouard VII, prince de Galles et fils de la reine Victoria, poursuit le spécialiste.
    chabanais-edouard-vii.1236849411.jpg
     
    C'était un habitué du Chabanais jusqu'à ce qu'il soit couronné
    souverain du Royaume-Uni et empereur
    des Indes en 1901, à 60 ans.»

    Pour de pacifiques joutes

    chabanais.1236849520.jpg
    Le Chabanais?
    «Une maison close installée au 12 de la rue du même nom,
    dans le IIe arrondissement, et fondée en 1878 par une Irlandaise.
    C'était un des lieux galants les plus huppés du Paris fin de siècle.
    Une chambre était réservée en permanence au prince.
     
    Il l'a fait doter de deux accessoires
    originaux adaptés à sa taille et surtout à son poids:
     
    une baignoire de cuivre rouge en forme de cygne à la proue de sirène qu'on remplissait de champagne avant usage, et ce meuble.
    Conçu et réalisé par Louis Soubrier, artisan du faubourg Saint-Antoine,
    il pouvait réunir pour de pacifiques joutes le royal héritier
    et deux ou trois employées
    de la maison sans qu'il ne déroge à son rang…
    puisqu'il s'installait sur la partie supérieure.»
    Édouard était surnommé «Bertie» par ses favorites,
    choisies parmi vingt à trente-cinq pensionnaires.
    Afficher l'image d'origine
    Certaines avaient connu intimement Pierre Louÿs, 
    Guy de Maupassant, Charles Ier du Portugal,
    le prince des Indes britanniques ou encore quantité
    de membres du Jockey Club.
     
    Le Chabanais a connu son heure de gloire le 6 mai 1889.
    L'inauguration de l'Exposition universelle s'était poursuivie entre ses tentures.
    Ministres et ambassadeurs du monde entier s'y étaient donné rendez-vous. Sur leurs agendas,
    cette «virée» était renseignée comme une «visite au président du Sénat».
    Le scooter n'existait pas encore…
    Ce plus célèbre des lupanars,
    devant le One-two-two, le Sphinx, La Fleur blanche,
    La Rue des Moulins et Chez Marguerite, a reçu un prix pour sa chambre japonaise lors de l'Exposition universelle de 1900.
    On y trouvait aussi la chambre Louis XV, la chambre hindoue, la Directoire, la médiévale et la chambre mauresque.
    L'ensemble des décors fut vendu après la ferme­ture,
    en 1946, à l'occasion d'une vente aux enchères en 1951.
    L'actuel propriétaire du «fauteuil de volupté» tient à conserver l'anonymat.
    «Paris 1900, la ville spectacle», Petit Palais,
     http://levidegrenierdedidou.blogspot.fr/2014/02/edouard-vii-bien-remis-en-sellece.html
     
     
     
     
    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique