• Nous y voilà... je m’en doutais déjà depuis un petit moment...

    Bon commençons...
    Objet de désir, le corps de la femme est aussi celui d’une peur masculine…
    Même si les évangiles s’en éloignaient…
    Des clercs célibataires, qui idéalisent le vœu de chasteté, vont disserter sur le corps de la femme, ils n’est pas étonnant qu’ils voient en lui la source de tous les dangers … !
    Le Moyen-âge est l’héritier de vielles superstitions misogynes : le sang des menstrues passe pour empêcher les plantes de germer, il fait rouiller le fer et donne la rage aux chiens … !
    Transgressing the Boundaries of Holiness- Sexual Deviance in the Early Medieval
    Au XIVe s., le franciscain Alvaro Pelayo condense un traité, le Deplanctu ecclesie écrit à la demande du pape d’Avignon Jean XXII, toutes ces terreurs misogynes..
    Il y dresse la longue liste des cent deux vices des femmes.
    La femme est toute de corps, animale et sexuelle, sa faiblesse l’induit en tentation.
    Le corps de la femme peut réserver bien de mauvaises surprises… On raconte l’histoire de la fée Mélusine tombée amoureuse d’un mortel …
    Les deux derniers siècles du Moyen-âge sont saisis d’une véritable peur de la femme.
    Cette phobie est à mettre en relation avec la crise que connaît l’occident : pestes, famines, épidémies et guerres engendrent la recherche de boucs émissaires.
    La coquetterie des femmes est la cause de tous les maux…
    Sources : La vie des femmes au Moyen-âge par Sophie Cassagne.
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