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    La maison de Bremond d'Ars a toujours été regardée comme l'une des plus anciennes de la noblesse des provinces de l'Ouest où ses nombreuses branches se sont établies.

    Un ancien historien de la Saintonge, Nicolas Alain, vivant au commencement duxvie siècle, disait en parlant des Bremond, qu'ils étaient aussi illustres par leurs ancêtres que par leur mérite, « Sud et Avorum virtute clari » ; et Henri d'Aguesseau, intendant, du Limousin déclare, dans le Jugement de maintenue rendu le 3 septembre 1667, en faveur de Jacques de Bremond d'ars, Marquis d'Ars, : que : « par les pièces produites par le Seigneur Marquis d'Ars, il paroist que Guillaume de Bremond a pris les qualités de Chevalier et d'Escuyer, que ses descendants articulés dans ladite Généalogie oui toujours continué et despuis luy jusqu'à présent possédé ladite terre et seigneurie d'Ars, et adjousté à leur ancienne noblesse des services si illustres que leur immémoriale possession ne peut leur estre conterstée. »

     

    Léon de Beaumont, évêque de Saintes et sous-précepteur du duc de Bourgogne, à qui l’on doit la conservation des manuscrits de Fénelon, son oncle, avait entrepris d’écrire l’histoire des principales maisons de Saintonge. Il ne pouvait oublier la maison de Brémond qui lui était alliée ; et c’est ce travail, composé en 1704, que le père Loys, gardien des cordeliers de Saintes, a continué jusqu’en 1779. Un abrégé de celte volumineuse histoire généalogique publié, à Jonzac de 1861 à 1874, est la source où nous puisons la généalogie suivante.

     

    Sommaire

     

    Origines

     
    Hôtel des Brémond d'Ars à Saintes.

    Le nom patronymique de Bermond ou Bremond, en latin Bermundus ou Bremundus, fut adopté par la plupart des rameaux sortis d’un auteur commun, Guillaume Bermond ou Bremond, Wilhelmus Bermundi, qui paraît être venu le premier s’établir du Languedoc en Angoumois et sur les confins du Périgord, où ses descendants se sont perpétués jusqu’à nos jours. II y vint probablement à la suite de Frotaire, évêque de Périgueux, issu lui-même des vicomtes de Nîmes et d’Albi : les évêques, au Moyen Âge, étaient presque toujours suivis dans leur diocèse par quelque membre de leur famille. Cette tradition confirme celle qui donne à ce Guillaume Bermond une communauté d’origine avec les sires ou princes d’Anduze, qui adoptèrent également mais bien plus tard, le nom patronymique de Bermond, et qui se disaient aussi issus des vicomtes de Nîmes de la première race.

    On trouve un comte Bremond ou Bermond, Berthmundus, fait gouverneur d’Auvergne par Charlemagne en 774, un autre comte Brémond, gouverneur de Lyon en 818, et un leude du même nom, témoin en 910 du testament du duc d’Aquitaine. Mais il est certain que ce nom, d’origine gothique, ne figure point en Périgord, ni en Angoumois, avant Guillaume Bermond, et qu’on ne le rencontre alors que dans les diverses branches de la puissante famille des ducs de Septimanie. Ajoutons que, si dans le midi il est très répandu, c’est que, porté primitivement comme nom de baptême en mémoire de Saint-Véremond ou Bermond, abbé de Sainte-Marie d’Yrache, en Navarre, il est devenu par la suite le nom patronymique d’une foule de familles de toutes les conditions. Cette maison a formé onze ou douze branches principales qui se répandirent en Angoumois, Périgord, Saintonge, Aunis, Limousin, Touraine, Anjou et Poitou, dont cinq subsistent de nos jours. Nous donnons la filiation des suivantes, d’après le travail de l’évêque de Saintes et l’Annuaire de la noblesse de 1880, ne pouvant citer tous les noms isolés qui n’entrent pas dans cette filiation, les faits saillants de l’histoire ou les membres de cette famille se sont distingués et la nomenclature de ses possessions qui s’étendirent sur plus de deux cent soixante-dix fiefs ou paroisses.

    En effet, cette noble et antique race a pour auteur certain, Guillaume de Bremond, seigneur de Palluaud et d'autres terres situées sur les confins du Périgord et de l'Angoumois, vivant à la fin du xe siècle, et qui, en l'an 1019, soutenait un procès contre Ithier, abbé de Saint-Cybard, pour certains droits revendiqués sur les moulins de Palluaud.

    Guillaume de Bremond, chevalier servit dans sa jeunesse, comme Pierre IV, son père, sous la bannière de Renaud V, sire de Pons et vicomte de Turenne, et alla ensuite se ranger sous les ordres de Philippe VI de Valois, lorsque ce prince réunit son armée, pour s'opposer à Édouard III, roi d'Angleterre. Guillaume de Bremond fut tué à Crécy (26 août 1346). Il avait épousé, en 1340, 'Jeanne d'Ars-Chadenac', fille et héritière de Gombaud II, Chevalier, seigneur d'Ars, de Chadenac, de Balanzac.

    Cette Jeanne d'Ars-Chadenac était la dernière descendante des anciens seigneurs de Chadenac.

    Depuis cette alliance, la terre d'Ars est restée en la possession de la Maison de Bremond qui en a, en même temps retenu le nom, comme représentant les premiers possesseurs.

    Cette châtellenie, démembrement de la principauté de Cognac qui formait le domaine privé des anciens comtes d'Angoulême, et dont le manoir primitif paraît avoir été construit sur l'emplacement d'une station romaine reliée au camp de Merpins (Arx, citadelle, enceinte fortifiée), relevait directement du Roi avec, droit de haute, moyenne et basse justice.

    Le Seigneur, en temps de guerre, était obligé de garder et défendre, à ses propres dépens, avec des hommes d'armes équipés à ses frais, la porte Saint-Martin de Cognac.

    Lorsque les Frondeurs, commandés par le prince de Condé, assiégèrent Cognac, en 1651, Jean-Louis de Bremond d'Ars, Marquis d'Ars, remplissait encore l'ancien devoir féodal imposé à ses ancêtres. Il fut l'un des chefs qui, à la tête de la population, se signalèrent le plus par leur intrépide dévouement à la cause royale, et il mourut des blessures qu'il reçut dans une sortie, après avoir forcé les assiégeants à se retirer.

    Les seigneurs d'Ars étaient également tenus d'assister à l'entrée solennelle des comtes d'Angoulême dans la capitale de leurs États. En 1469, Jean de Bremond d'Ars figure comme l'un des principaux vassaux du comte à la cérémonie de prise de possession qui eut lieu à l'entrée de Charles, duc d'Orléans, dans la ville d'Angoulême.

    Jeanne d'Ars apporta encore à son mari la châtellenie de Balanzac, située entre Marennes et Saintes, relevant aussi immédiatement du Roi, avec haute, moyenne et basse justice et à laquelle étaient attachés des coutumes et des droits tout particuliers qui témoignent de l'importance de la seigneurie.

    • Guillaume de Bremond d'Ars, chevalier, seigneur d'Ars, de Balanzac, d'Eschillais, de Jazennes, de la Mothe-Meursac, de Puyvidal, de Rouiffiac, etc., fils aîné de Guillaume III et de Jeanne d'Ars, combattit toute sa vie, comme son père, contre les Anglais, et servait encore, malgré soit âge avancé, avec Baudon et Guibert de Bremond sous la bannière de Renaud VI, sire de Pons, lorsqu'il périt à la bataille d'Azincourt (1415)
    • Pierre de Bremond était en 1267 gouverneur châtelain de la ville de Cognac, pour Guy de Lusignan, frère de Hugues XI, comte d’Angoulême. Il fut choisi, ainsi que son neveu, Bernard de Bremond en 1281, par Guy de Lusignan, sire de Cognac et de Merpins pour être l’un de ses exécuteurs testamentaires. Pierre avait plusieurs frères qui demeurèrent en possession de la terre de Sainte-Aulaye. Il y fonda la bastide de Saint-Aulaye en 1288.

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  • Yvonne de Bremond d’Ars (1894-1976)

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    Yvonne Anne-Marie de Bremond d'Ars, née à Nantes le 3 août 1894 et morte à Paris, 14e, le 27 mai 1976, est une antiquaire française, spécialisée dans le mobilier xviiie siècle, active à Paris au lendemain de la Première Guerre mondiale.

     

    Yvonne de Bremond d'Ars 1929.jpg

    Biographie

    Sa boutique, 20, rue du Faubourg-Saint-Honoré, fut célèbre, surtout pour ses vitrines de Noël.

    Figure du tout-Paris et femme de lettres, elle publia de nombreux livres de vulgarisation sur « le monde de la Curiosité ».

    Elle était proche de la chanteuse Suzy Solidor.

    Elle céda son magasin en 1968 à l'antiquaire Maurice Ségoura.

     

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    Généalogie

    Elle était la fille du comte Anatole Anne Marie Alon Josias Hélie de Bremond d'Ars (Nantes, 22 juillet 1872 - Paris, 1939) et de Marie Louise Donatienne Rialland. La branche saintongeaise des Bremond eut comme berceau le château d'Ars (Charente) et un hôtel particulier du xviie siècle à Saintes (Charente-Maritime) porte ce nom.

    Ouvrages


     
    Yvonne de Bremond d'Ars sur la plage de Deauville en 1929.
     
    • Fenêtre ouverte sur le passé, Henri Lefebvre, Paris, 1952
    • L’Apprenti antiquaire, Éditions Ouvrières, Paris, 1952
    • Le Journal d’un ange gardien3
    • Je suis antiquaire, Éditions du Conquistador, Paris, 1954
    • Le Journal d’une Antiquaire

     

     

     

    Yvonne Anne-Marie de Brémond d’Ars est née à Nantes le 2 août 1894.

    Fille du comte Anatole Josias de Brémond d’Ars et de Marie Louise Donatienne Rialland, elle appartient à une noble lignée, des plus anciennes de l’Angoumois.

    C’est en abandonnant à regret à Jacques Prévert un superbe exemplaire des Contes de Perrault, mais à l’ombre des statues du parc de Versailles qu’Yvonne de Brémond d’Ars prend goût aux belles choses.

    Une nuit,alors qu’elle n’avait que huit ans, elle pousse même l’audace jusqu’à se faire enfermer dans le Château de Versailles. Elle s’y endormit tremblante de froid sur une banquette de velours grenat.

    Vers sa quinzième année, une dame de Bretagne à laquelle elle rendait visite lui montra un livre de gravures anciennes que ses petites filles s’amusaient à découper. Cette mutilation sacrilège fit mal à la jeune fille et fut le point de départ de sa vocation.

    A travers tout Paris

    En choisissant, à dix-huit ans, aux portes de la Première Guerre mondiale de devenir antiquaire et de travailler, elle fit, pour l’époque, signe d’originalité, de volonté et de tempérament.

    Pendant dix-huit mois, elle courut Paris et sa banlieue à la recherche de précieuses estampes qu’elle revendait à une marchande d’œuvres d’art.

     

    Lettre autographe de Y. de Brémond d’Ars

    Si les profits n’étaient pas considérables, la jeune fille appréciait son métier et avait surtout le coup d’œil qui lui permettait de parfaitement distinguer le vrai du faux, la copie de l’original. Son don paya, puisqu’elle se vit rapidement confier par une famille de l’aristocratie grecque la décoration complète d’un palais de marbre rose construit face à l’Acropole à Athènes.

     

    Couronnée par l’Académie française

    Elle ouvrit six ans plus tard, en 1919, sa propre boutique, au numéro 20 de la rue du Faubourg-Saint Honoré, où elle restera pendant cinquante ans.

    Elle se spécialisa dans le mobilier du XVIIIe siècle. Son magasin fut célèbre surtout pour ses vitrines aux thèmes variés : la chambre de la fiancée,la Belle au bois dormant, l’éternel Amour, la métamorphose de la Seine, Paul et Virginie, le carnaval de Venise et bien d’autres encore. N’étant pas facile de les transformer en musée, ses vitrines avaient toujours un immense succès.

    Décrite dans la presse comme "décoratrice et femme de lettres", Yvonne de Brémond d’Ars laissa de nombreux écrits couronnés par l’Académie française, dont Fenêtre ouverte sur le passé (1952),L’apprenti antiquaire (1954) et le Journal d’une antiquairedécliné en 19 tomes rédigés de 1956 à 1976. Avec le tome II, C’est arrivé en plein Paris (1956), elle reçut le Prix des Neuf de l’Académie française.

    Sûreté de jugement

    En outre, elle a été faite chevalier de la Légion d’Honneur et participa à la création du musée franco-américain du château de Blérancourt qu’elle décora aux côtés d’Anne Morgan. Au cours de sa carrière, les expertises qu’elle a dû faire sont innombrables, tant en France qu’à l’étranger, car elle a toujours fait preuve d’une sûreté de jugement peu ordinaire.

    En 1968, Yvonne de Brémond d’Ars céda son magasin à l’antiquaire Maurice Ségoura.

    Elle décédera huit ans plus tard, le 27 mai, à Paris, dans le XIVe arrondissement, et fut enterrée dans l’ancien cimetière d’Asnières où son père, asniérois, avait une concession.

     

    Sources / http://www.appl-lachaise.net/appl/article.php3?id_article=3539

     

    Tome I, Le Métier d’antiquaire, Paris, 1964. Tome II, C’est arrivé en plein Paris, Henri Lefebvre, 1956, prix de la Société des gens de lettres, prix des Neuf, couronné par l'Académie française. Tome III, Un étrange petit théâtre, Henri Lefebvre, 1960. Tome IV Le Brocanteur du Marais, Hachette, 1960. Tome V, Le Coffre à secrets, Hachette, 1962. Tome VI, Le Château fantasque, Hachette, 1963. Tome VII, Extravagances, Hachette, 1964. Tome VIIII, Les Rapaces, Hachette, 1965. Tome IX, Remue-Ménage, Hachette, 1966. Tome X, Le Marquis de Caracas, Hachette, 1967. Tome XI, Le Destin des chosesn Hachette, 1968. Tome XII, La Démone, Hachette, 1969. Tome XIII, La Fête inconnue, Hachette, 1970. Tome XIV,De Surprises en surprises, Hachette, 1971. Tome XV, La Dernière Carten Hachette, 1972. Tome XVI, Les Cachotiers, Hachette, 1973. Tome XVII, Le Manuscrit enchanté, Hachette, 1974. Tome XVIII, Le Cadeau du roi, Hachette, 1975. Tome XIX, Qui a volé la tapisserie, Hachette, 1976

    Ouvrages traduits en anglais
    • In the Heart of Paris, 1959
    • The Antique Dealer's Tale, 1962
    • The Chest with a Secret, 1963
    • The Mysterious Château, Gollancz, Londres, 1964

     

    SOURCES / WIKIPEDIA

     

     

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