• Saint Martin son Histoire....

    StMartin

    Saint Martin

    Martin est né en 316 à Sabaria en Pannonie (actuelle Hongrie). Il passe sa jeunesse à Pavie en Italie, où son père était militaire dans l’armée Romaine. A l’âge de 10 ans, Martin s’intéresse à la foi et commence son catéchuménat.
    A l’âge de 15 ans il fut enrôlé de force dans l’armée Romaine. Il fit donc son service dans la cavalerie, ou il ne dépassera pas le grade de sous-officier.
    En 337 en garnison à Amiens, par un hiver de grand froid , il rencontre un mendiant grelottant de froid à qui il donne la moitié de son manteau, une moitié car l’autre moitié reste la propriété de l’armée Romaine.
    La nuit suivante le Christ lui apparaît revêtu du demi manteau donné au pauvre.

     

    En 354 Martin est baptisé à Amiens.
    En 356 Martin obtient de quitter l’armée.

     

    Il se met au service de Saint-Hilaire évêque de Poitiers qui le forme et l’ordonne exorciste.

     

    Sur les conseils de Saint-Hilaire, il s’installe comme ermite à Ligugé prés de Poitiers, dans une ancienne villa Romaine désaffectée en ruine.


    Il crée le monastère de Ligugé premier monastère de gaule, ou se rassemble de nombreux disciples qui forme une communauté à la fois de prière monacale et d’évangélisation.
    Homme de prière il exerce la compassion, guérit les malades, tantôt par de simple remèdes et parfois, par des guérisons extra ordinaires il ressuscite même les morts.
    Le 4 juillet 371 Martin fut élu évêque de Tours. Les chrétiens de Tours useront d’une ruse pour attirer Martin, quelques uns vont à Ligugé le supplier de venir soigner un malade. Dés qu’il est sur le territoire de la cité de l’évêché de Tours, on le fait prisonnier et on l’emmène à l’église où aussitôt on l’élit évêque, malgré l’opposition des notables gallo-Romains.


    Martin prend très à cœur ses nouvelles fonctions, dés les premières années de sa charge d’évêque de Tours, il commença la construction

    de l’abbaye de Marmoutier, peu à peu une centaine de moines le rejoignent en ce lieu.

     

    Ces moines seront envoyés fonder les relais dans les campagnes afin de consolider les communautés nouvelles.


    C’est de là que Martin évangélise les campagnes, s’attaquant en particulier aux hauts lieux du paganisme rural. Il défient la puissance des dieux païens et s’attaquent à leurs temples.

    Quand les conversions se produisent, on fonde sur place une église ou un ermitage.

    C’est en partie grâce à ces derniers que la popularité de Saint Martin est devenue aussi importante.


    En 397 il parti pour Candes pour y rétablir la paix dans cette paroisse.

     

    La paix rétablie entre les clercs, il songeait à revenir à Marmoutier quand les forces de son corps commencèrent à l’abandonner,

    il mourut dans la nuit du 8 au 9 novembre.

     

    La cérémonie des obsèques de Martin eut lieu le 11 novembre 397 en sa ville de Tours.
    Son corps a été l’objet d’un conflit entre les moines de Candes et ceux de Tours. Ces derniers réussirent à se l’approprier et le ramenèrent à Tours, on appelle cet épisode, la translation de Saint Martin.
    Il a été enterré à l’endroit où s’est élevée la basilique Saint Martin, elle fut détruite au moment de la révolution Française.

    EXTRAIT du livre de Pierre Ladoué " Saint Martin de Tours "

    …On était au cœur de l 'hiver.
    Le froid durait depuis des semaines, si rude cette année-là que nombre de gens en mouraient.
    Une bise aigre balayait la plaine.
    Martin et son ordonnance rentraient d'une tournée dans les environs d'Amiens.
    Le sabot de leurs chevaux sonnait sur le sol gelé.
    Ils avaient hâte d'être en ville. Martin s'était dépouillé déjà, au profit de pauvres rencontrés dans la campagne, d'une partie de ses vêtements et de tout son argent. Il n'avait sur lui que ses armes et sa vaste chlamyde de laine blanche, relevée sur le bras gauche, attachée sur l'épaule droite par une agrafe.
    Or, voici qu'aux portes de la ville apparaît un mendiant à peu près nu.
    Il implore les passants.
    Mais les passants jugent qu'il fait trop froid pour s'arrêter et... ils passent.
    C'est à peine si l'un d'eux prend le temps de jeter au malheureux une ironie: " N'as-tu pas honte de te promener ainsi dévêtu par un temps pareil? ".
    Martin, voyant que tous s'en vont indifférents, comprend qu'il lui est réservé de soulager encore cette misère.
    Mais que faire pour ce pauvre homme?
    Faute de pouvoir lui donner autre chose, va-t-il le gratifier d'un bon conseil ?
    L'engager à rentrer dans la ville, à chercher un abri, du travail ?
    Envoyer Demetrius au quartier, demander au garde-magasin s'il n'aurait pas un vieux manteau réformé, mité, dont il pourrait se dessaisir en faveur d'un pauvre diable ?
    Martin serait bien en droit de s'arrêter à l'une ou à l'autre de ces décisions, puisqu'il n'a plus rien à distribuer.
    Mais... n'a-t-il rien vraiment ?
    Et cette chlamyde, qui lui drape lourdement les épaules! Une pièce d'étoffe de cette ampleur peut très bien faire deux manteaux.
    Il y a de quoi. Martin n 'hésite pas plus longtemps.
    Il tire le glaive pendu à son côté, son glaive de cavalier, un peu plus long que l'épée des fantassins, et bien affilé.
    De la main gauche il saisit le bord de sa chlamyde.
    Il se tourne un peu sur sa selle et donne un coup vigoureux du tranchant dans le beau milieu de l'étoffe.
    " Attrape, pauvre, ce pan qui traîne à terre! Tire à toi. Bien. Mets cela, maintenant, sur tes épaules. Serre-toi bien cette laine autour du col. Et puisse une autre âme charitable ajouter à ton vêtement ce qui lui manque encore! "....

    Saint Martin est le patron des Tonneliers et des brossiers.

    11 novembre 397

    Saint Martin est inhumé à Tours

     

    Saint Martin, populaire évangélisateur des Gaules,

    est inhumé à Tours en grande pompe le 11 novembre 397.

    Sur les pas de saint Martin

     

    À l'approche de son 1700e anniversaire (2016), saint Martin retrouve une nouvelle jeunesse. Autour de Tours sont rouverts les anciens chemins qu'il a empruntés, vers l'ouest, comme vers la Germanie, l'Italie ou les régions danubiennes. Ils permettent de redécouvrir un patrimoine architectural, artistique et spirituel commun à toute l'Europe.

    Pour le Conseil de l'Europe, cette renaissance de Saint Martin, le centurion qui offrit la moitié de son manteau à un mendiant, est aussi l'occasion de magnifier le partage, une valeur universelle qui transcende les religions...

    Le saint patron de la France

    Fils d'un tribun romain originaire du bassin du Danube, Martin est enrôlé dans la légion à 15 ans sans se départir d'une attirance pour le christianisme et la vie religieuse.

    Un jour d'hiver où il est en garnison à Amiens, il partage son manteau en deux et en offre la moitié à un miséreux (le manteau étant payé pour moitié par l'armée, Martin considère qu'il n'a pas le droit de donner cette moitié qui appartient à l'État). La nuit suivante, le Christ lui apparaît en songe, revêtu du manteau.

    Saint Martin, retable de l'église Saint-Martin de Vic-en-Bigorre (XVIIe siècle)

     

    Martin se convertit et se rend à Poitiers, auprès de l'évêque Hilaire. Il fonde à proximité de la ville le premier monastère d'Occident à Ligugé. En 371, contre son gré, il est élu évêque de Tours. Pour sa retraite, il fonde aux portes de la ville le monastère de Marmoutier.

    Il s'éteint en novembre 397 à Candes, au confluent de la Loire et de la Vienne. Une délégation de Tours se rend à Candes en gabarre (le bateau traditionnel à fond plat de la Loire) afin de ramener le saint dans sa bonne ville. On raconte que les Tourangeaux auraient volé le corps en le passant par une fenêtre ! Cette anecdote est figurée sur un vitrail de l'église locale.

    Fiers de leur bon coup, les Tourangeaux inhument leur saint évêque dans le cimetière chrétien de leur ville. Son tombeau va dès lors devenir un lieu de pèlerinage couru de tout le pays. Il va faire la fortune de ses habitants... et attiser la convoitise des pillards (c'est ainsi qu'une troupe de musulmans venus d'Espagne tentera en 732 une razzia sur la ville mais sera arrêtée entre Poitiers et Tours par les Francs de Charles Martel).

    Chape et chapelle

    La ville de Tours abrite la moitié de manteau qui a fait la célébrité de saint Martin.

     

    Ce manteau ou chape (en latin, capa) a été conservé précieusement dans un sanctuaire qui a pris en conséquence le nom de capella.

     

    De ce mot, on a fait le mot chapelle qui désigne une petite église ou une pièce attenant à une nef d'église et contenant elle-même un autel.

    Très populaire, Martin a fortement contribué à la diffusion du christianisme en Gaule. Beaucoup d'églises, de lieux et de patronymes portent son nom.

     

    Notons encore que c'est en référence à la place de saint Martin dans la culture française qu'en novembre 1918, les négociateurs français

    ont choisi de fixer au 11 novembre la date de l'armistice

    (de préférence au 9 ou 10 novembre).

     

    SOURCES

    https://www.herodote.net/11_novembre_397-evenement-3971111.php

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 18 Avril 2017 à 15:28

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