• StMartin

    Saint Martin

    Martin est né en 316 à Sabaria en Pannonie (actuelle Hongrie). Il passe sa jeunesse à Pavie en Italie, où son père était militaire dans l’armée Romaine. A l’âge de 10 ans, Martin s’intéresse à la foi et commence son catéchuménat.
    A l’âge de 15 ans il fut enrôlé de force dans l’armée Romaine. Il fit donc son service dans la cavalerie, ou il ne dépassera pas le grade de sous-officier.
    En 337 en garnison à Amiens, par un hiver de grand froid , il rencontre un mendiant grelottant de froid à qui il donne la moitié de son manteau, une moitié car l’autre moitié reste la propriété de l’armée Romaine.
    La nuit suivante le Christ lui apparaît revêtu du demi manteau donné au pauvre.

     

    En 354 Martin est baptisé à Amiens.
    En 356 Martin obtient de quitter l’armée.

     

    Il se met au service de Saint-Hilaire évêque de Poitiers qui le forme et l’ordonne exorciste.

     

    Sur les conseils de Saint-Hilaire, il s’installe comme ermite à Ligugé prés de Poitiers, dans une ancienne villa Romaine désaffectée en ruine.


    Il crée le monastère de Ligugé premier monastère de gaule, ou se rassemble de nombreux disciples qui forme une communauté à la fois de prière monacale et d’évangélisation.
    Homme de prière il exerce la compassion, guérit les malades, tantôt par de simple remèdes et parfois, par des guérisons extra ordinaires il ressuscite même les morts.
    Le 4 juillet 371 Martin fut élu évêque de Tours. Les chrétiens de Tours useront d’une ruse pour attirer Martin, quelques uns vont à Ligugé le supplier de venir soigner un malade. Dés qu’il est sur le territoire de la cité de l’évêché de Tours, on le fait prisonnier et on l’emmène à l’église où aussitôt on l’élit évêque, malgré l’opposition des notables gallo-Romains.


    Martin prend très à cœur ses nouvelles fonctions, dés les premières années de sa charge d’évêque de Tours, il commença la construction

    de l’abbaye de Marmoutier, peu à peu une centaine de moines le rejoignent en ce lieu.

     

    Ces moines seront envoyés fonder les relais dans les campagnes afin de consolider les communautés nouvelles.


    C’est de là que Martin évangélise les campagnes, s’attaquant en particulier aux hauts lieux du paganisme rural. Il défient la puissance des dieux païens et s’attaquent à leurs temples.

    Quand les conversions se produisent, on fonde sur place une église ou un ermitage.

    C’est en partie grâce à ces derniers que la popularité de Saint Martin est devenue aussi importante.


    En 397 il parti pour Candes pour y rétablir la paix dans cette paroisse.

     

    La paix rétablie entre les clercs, il songeait à revenir à Marmoutier quand les forces de son corps commencèrent à l’abandonner,

    il mourut dans la nuit du 8 au 9 novembre.

     

    La cérémonie des obsèques de Martin eut lieu le 11 novembre 397 en sa ville de Tours.
    Son corps a été l’objet d’un conflit entre les moines de Candes et ceux de Tours. Ces derniers réussirent à se l’approprier et le ramenèrent à Tours, on appelle cet épisode, la translation de Saint Martin.
    Il a été enterré à l’endroit où s’est élevée la basilique Saint Martin, elle fut détruite au moment de la révolution Française.

    EXTRAIT du livre de Pierre Ladoué " Saint Martin de Tours "

    …On était au cœur de l 'hiver.
    Le froid durait depuis des semaines, si rude cette année-là que nombre de gens en mouraient.
    Une bise aigre balayait la plaine.
    Martin et son ordonnance rentraient d'une tournée dans les environs d'Amiens.
    Le sabot de leurs chevaux sonnait sur le sol gelé.
    Ils avaient hâte d'être en ville. Martin s'était dépouillé déjà, au profit de pauvres rencontrés dans la campagne, d'une partie de ses vêtements et de tout son argent. Il n'avait sur lui que ses armes et sa vaste chlamyde de laine blanche, relevée sur le bras gauche, attachée sur l'épaule droite par une agrafe.
    Or, voici qu'aux portes de la ville apparaît un mendiant à peu près nu.
    Il implore les passants.
    Mais les passants jugent qu'il fait trop froid pour s'arrêter et... ils passent.
    C'est à peine si l'un d'eux prend le temps de jeter au malheureux une ironie: " N'as-tu pas honte de te promener ainsi dévêtu par un temps pareil? ".
    Martin, voyant que tous s'en vont indifférents, comprend qu'il lui est réservé de soulager encore cette misère.
    Mais que faire pour ce pauvre homme?
    Faute de pouvoir lui donner autre chose, va-t-il le gratifier d'un bon conseil ?
    L'engager à rentrer dans la ville, à chercher un abri, du travail ?
    Envoyer Demetrius au quartier, demander au garde-magasin s'il n'aurait pas un vieux manteau réformé, mité, dont il pourrait se dessaisir en faveur d'un pauvre diable ?
    Martin serait bien en droit de s'arrêter à l'une ou à l'autre de ces décisions, puisqu'il n'a plus rien à distribuer.
    Mais... n'a-t-il rien vraiment ?
    Et cette chlamyde, qui lui drape lourdement les épaules! Une pièce d'étoffe de cette ampleur peut très bien faire deux manteaux.
    Il y a de quoi. Martin n 'hésite pas plus longtemps.
    Il tire le glaive pendu à son côté, son glaive de cavalier, un peu plus long que l'épée des fantassins, et bien affilé.
    De la main gauche il saisit le bord de sa chlamyde.
    Il se tourne un peu sur sa selle et donne un coup vigoureux du tranchant dans le beau milieu de l'étoffe.
    " Attrape, pauvre, ce pan qui traîne à terre! Tire à toi. Bien. Mets cela, maintenant, sur tes épaules. Serre-toi bien cette laine autour du col. Et puisse une autre âme charitable ajouter à ton vêtement ce qui lui manque encore! "....

    Saint Martin est le patron des Tonneliers et des brossiers.

    11 novembre 397

    Saint Martin est inhumé à Tours

     

    Saint Martin, populaire évangélisateur des Gaules,

    est inhumé à Tours en grande pompe le 11 novembre 397.

    Sur les pas de saint Martin

     

    À l'approche de son 1700e anniversaire (2016), saint Martin retrouve une nouvelle jeunesse. Autour de Tours sont rouverts les anciens chemins qu'il a empruntés, vers l'ouest, comme vers la Germanie, l'Italie ou les régions danubiennes. Ils permettent de redécouvrir un patrimoine architectural, artistique et spirituel commun à toute l'Europe.

    Pour le Conseil de l'Europe, cette renaissance de Saint Martin, le centurion qui offrit la moitié de son manteau à un mendiant, est aussi l'occasion de magnifier le partage, une valeur universelle qui transcende les religions...

    Le saint patron de la France

    Fils d'un tribun romain originaire du bassin du Danube, Martin est enrôlé dans la légion à 15 ans sans se départir d'une attirance pour le christianisme et la vie religieuse.

    Un jour d'hiver où il est en garnison à Amiens, il partage son manteau en deux et en offre la moitié à un miséreux (le manteau étant payé pour moitié par l'armée, Martin considère qu'il n'a pas le droit de donner cette moitié qui appartient à l'État). La nuit suivante, le Christ lui apparaît en songe, revêtu du manteau.

    Saint Martin, retable de l'église Saint-Martin de Vic-en-Bigorre (XVIIe siècle)

     

    Martin se convertit et se rend à Poitiers, auprès de l'évêque Hilaire. Il fonde à proximité de la ville le premier monastère d'Occident à Ligugé. En 371, contre son gré, il est élu évêque de Tours. Pour sa retraite, il fonde aux portes de la ville le monastère de Marmoutier.

    Il s'éteint en novembre 397 à Candes, au confluent de la Loire et de la Vienne. Une délégation de Tours se rend à Candes en gabarre (le bateau traditionnel à fond plat de la Loire) afin de ramener le saint dans sa bonne ville. On raconte que les Tourangeaux auraient volé le corps en le passant par une fenêtre ! Cette anecdote est figurée sur un vitrail de l'église locale.

    Fiers de leur bon coup, les Tourangeaux inhument leur saint évêque dans le cimetière chrétien de leur ville. Son tombeau va dès lors devenir un lieu de pèlerinage couru de tout le pays. Il va faire la fortune de ses habitants... et attiser la convoitise des pillards (c'est ainsi qu'une troupe de musulmans venus d'Espagne tentera en 732 une razzia sur la ville mais sera arrêtée entre Poitiers et Tours par les Francs de Charles Martel).

    Chape et chapelle

    La ville de Tours abrite la moitié de manteau qui a fait la célébrité de saint Martin.

     

    Ce manteau ou chape (en latin, capa) a été conservé précieusement dans un sanctuaire qui a pris en conséquence le nom de capella.

     

    De ce mot, on a fait le mot chapelle qui désigne une petite église ou une pièce attenant à une nef d'église et contenant elle-même un autel.

    Très populaire, Martin a fortement contribué à la diffusion du christianisme en Gaule. Beaucoup d'églises, de lieux et de patronymes portent son nom.

     

    Notons encore que c'est en référence à la place de saint Martin dans la culture française qu'en novembre 1918, les négociateurs français

    ont choisi de fixer au 11 novembre la date de l'armistice

    (de préférence au 9 ou 10 novembre).

     

    SOURCES

    https://www.herodote.net/11_novembre_397-evenement-3971111.php

     

     

     

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    Fichier:Brogi, Carlo (1850-1925) - n. 12182 - Sanremo - Popolane al lavatojo.jpg 
     
    1850
     
    Histoire des Lavandières et de la Lessive..
     

    Agenouillées, elles frottent, tapent et rincent dans une eau glacée

    qui gerce leurs mains.

     

     

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    Le terme « lessive », caractérise à la fois l’action de laver le linge, l’eau de lavage et le linge lui-même (du latin lineus, lin ; le linge désignant au départ la toile de lin) : on fait la lessive au lavoir, dans une buanderie, une laverie, à la main, dans une lessiveuse ou une machine à laver, encore appelée lave-linge.
     
     
     
     
     
    laveuses, lavandières, blanchisseuses et repasseuses.
     
    Corvée autrefois longue et pénible, malsaine, le lavage du linge s’est transformé en une tâche quotidienne simple, rapide et relativement bon marché, et moins polluante qu’elle ne le fut autrefois, suite aux nombreux progrès technologiques qui se sont opérés au cours du siècle dernier.
     
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    La lessive est devenue, de nos jours, une opération banale, pratiquée quotidiennement.
     
     
    Chaque jour, en France, on estime à 20 millions le nombre de lessives effectuées.
     
     
    La plus ancienne description de lavage est faite par Homère (Odyssée chant V) : Nausicaa et ses compagnes apportent le linge du palais sur le fleuve.
     
     
    A l’origine, la lessive se faisait avec les pieds :
    on foulait le linge.
     
    Le verbe “laver », en hiéroglyphes égyptiens, est représenté par deux pieds dans l’eau. C’est également avec les pieds que les foulons romains détergeaient le suint (matière grasse animale attachée à la laine des moutons).
     
     
    Mais la grande affaire de nos proches ancêtres, était la lessive à la cendre que l’on pratiquait dans tous les villages et les petites villes, deux fois l’an, au printemps avant les Rameaux,
     
     
    et à l’automne vers la Toussaint, selon les régions.
     
     
    C’était un événement important de la vie communautaire, un acte social qui rassemblait les femmes et donnait lieu à une vraie fête, avec repas,
    chants et danses qui faisaient oublier la fatigue.
     
     
     
    Faire la buée [bue, bues, buées, bui(e)s), bugée ou bughée en Poitou-Charente], avec de l’eau portée à ébullition donc, désignait l’ensemble de l’opération, qui, à l’extérieur ou dans une pièce spécialement préparée (chambre à four, fournil, atelier, appentis ou coin de grange), se déroulait sur trois ou quatre jours, voire une semaine, suivant le volume de linge à laver :
     
     
    une grande buée comptait en moyenne 70 draps, autant de chemises, et des dizaines de torchons et de mouchoirs.
     
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    Les 3 grandes opérations de la buée
    Le tri se pratiquait dans les foyers :
     
    d’un côté le linge blanc, et de l’autre, les lainages et le linge fin.
     
    Le blanc lui-même était trié, car sa place dans le cuvier était conditionnée par sa finesse et son degré de saleté.
     
     
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    1) le trempage [échangeage, essangeage, essoinguage ou échange], correspondait au prélavage.
     
     
    Dans un baquet, à la maison, ou au lavoir (à la fontaine, au bord de la rivière, du ru, de l’étang ou de la mare), l’opération consistait à décrasser à l’eau, sommairement, pour en faire tomber les matières peu adhérentes et solubles (poussières, boues), le linge que l’on avait amassé, voituré en ballots ou brouetté.
     
     
     
    Ainsi, la crasse était-elle dissoute dans l’eau froide alors que les matières qui la constituaient auraient coagulé dans l’eau bouillante.
     
     
    Les saletés ou « sanies » les plus tenaces étaient frottées à la brosse sur une planche à laver striée.
     
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     On aménagea ensuite le bord de certaines rivières avec un rebord de bois ou de pierre permettant de rester soi-même au sec en lavant son linge.
     
    Pour les rivières dont le niveau d'eau est variable, on imagina même le bateau-lavoir qui ne naviguait pas, car il était solidement amarré au bord, mais avait pour avantage de toujours se trouver au niveau de l'eau.
     
     
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    Dans les endroits non traversés par un petit cours d'eau, furent créés des lavoirs publics, alimentés par une canalisation, où l’on pouvait venir laver son linge.
     
     
    Fichier:Lessive à main.jpg
    Dans les villes plus importantes, on a même ajouté au xixe siècle des chaudières permettant d’obtenir de l’eau chaude.
     
     
    2) Le lessivage Il s’opérait en 2 temps :
     
     
    - L’encuvage Le grand cuvier (cuveau, bugadier ou bougadou dans le Sud-Ouest, biré ou biri en Bourgogne du sud) en bois cerclé de
    douelles comme un tonneau (il est parfois en terre cuite et s’appelle la ponne)
     
     
     
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    – en tôle zinguée au début du xxème siècle), pouvant atteindre 1,20 m à 2 m de diamètre sur un peu plus d’un demi-mètre de hauteur et
     
    contenir jusqu’à 400 litres d’eau, était sorti (ou loué) chez le tonnelier
     
    (après avoir été rempli d’eau un mois avant pour faire gonfler le bois) et posé sur un trépied (en bois ou en métal).
     
     
    Si le cuvier disposait d’un trou de vidange, au fond, (vide-lessive, pissette, pisserotte, pissoir), on le bouchait avec une poignée de glui (paille de seigle longue et non brisée)
     
    ou de paille de blé, qu’on tordait avant de l’introduire en force ; dépassait alors un faisceau d’une dizaine de centimètres qui servait de bouchon filtrant ;
     
    le jus de lessive (le lissieu, le lessi) recueilli goutte à goutte tombait sous le trépied dans un bac de récupération, la jalle, (ou jarle) ou tinotte où on le puisait pour le réchauffer en permanence, dans la marmite, jadis accrochée à la crémaillère de la chemnée, ou, plus récemment, sur le fourneau situé à proximité, lequel servait aussi à cuire la nourriture des animaux.
     
     
    Dans bien des maisons, la place étant comptée, la cuisine pouvait avoir été débarrassée de ses meubles et transformée en buanderie.
     
     
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    En 1904, le canal Saint-Martin est encore utilisé pour laver le linge. L'exposition du Musée Carnavalet permet de se replonger dans les habitudes des classes populaires.
     
     
    On mettait des branchages au fond du cuvier pour maintenir un écart entre le linge et la goulotte et faciliter l’écoulement futur de l’eau.
     
     
    Puis on disposait dans le cuvier, un grand vieux drap (généralement une grosse toile de chanvre), appelé charrier (cendrier ou, encore, flairé), pour envelopper la lessive :
     
    il servirait de filtre pour retenir les cendres et ne laisserait passer que le produit lessiviel bouillant, lors du coulage à chaud.
     
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    On déposait, après les draps (les linceux), généralement brodés aux initiales de la mariée, le linge de corps et les vêtements (chemises, bonnets de nuit), puis les vêtements de travail, les blouses (bliauts, biauds ou biaudes), le linge de maison, les nappes et les serviettes, les torchons, jusqu’à ce que le cuvier soit plein ;
     
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    des lamelles de savon et des racines d’iris (du fenouil ou de la lavande), étaient disposées entre chaque couche pour parfumer le linge.
     
    Pour ne pas laisser la lessive s’écouler sans traverser les tissus, les petites pièces étaient placées au fond, avant les plus grosses et tout le linge qu’on avait amassé était tassé au maximum.
     
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    Chamaret, le Colombier. Vue d’ensemble de la Grande Fontaine, datée de 1781. Phot. Alain Franchella © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel, ADAGP, 1999
     
    Lorsque le linge recouvrait entièrement le charrier, on disposait, sur toute la surface, la charrée, soit dix à quinze centimètres de cendres qu’on avait retirées de la cheminée ou de la cuisinière et tamisées soigneusement, pour en éliminer les morceaux noirs de charbon de bois ;
     
     
    longtemps préparée à l’avance, elles provenaient d’arbres fruitiers, de châtaigniers, de frênes, de charmes, d’ormes, de peupliers ou de sapins : étaient proscrites les cendres de chêne, qui tachent, comme celles de tout bois dur.
     
     
    Puis on ramenait les coins du charrier sur les cendres.
     
     
     
    « Châtaignier… :
     
    (ce) mot évoque une des deux maximes pratiques qui ont régi mon enfance :
     
    « ne mange pas la bouche ouverte, et ne jette jamais dans la cendre les épluchures de châtaigne ! »
     
     
    C’est que la cendre, fine mouture, était promise à la lessive.
     
     
    Où vous-a-t-on élevés pour que vous ignoriez qu’une pelure de châtaigne, un brandon de chêne mal carbonisé, peuvent tacher toute une lessive ? »
    (Colette,Prisons et paradis, p. 110)
     
     
    Si le cuvier avait une bonde, on y enfonçait soit une cannelle reliée à une gouttière (ou coulotte), soit un drain en bois de sureau ou un tuyau, qu’on inclinait vers la casse de la chaudière
     
    (ou cassin – en fonte à la fin du XIXème siècle), contenant l’eau en train de chauffer à laquelle le jus de lessive, ainsi canalisé, se mêlerait directement.
     
     Réauville. La fontaine du village adossée au lavoir ; remaniée en 1905, elle conserve son bassin antérieur.
     
     
    Réauville. La fontaine du village adossée au lavoir ; remaniée en 1905, elle conserve son bassin antérieur. Phot. Alain Franchella © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel, ADAGP, 1999
     
     
     
    - Le coulage ( ou échaudage ou ”bugade”)
     
    Pour que la bue fût bonne, la première coulée se faisait avec de l’eau chaude (surtout pas bouillante pour ne pas cuire la saleté) ; puis on faisait, lentement, couler l’eau (une soixantaine de litres environ), de plus en plus chaude, puis bouillante sur la charrée.
     
    La solution alcaline qui résultait de la macération des cendres végétales dans l’eau agissait comme lessive.
     
    Parfois, on y ajoutait des orties en décoction qui forçaient plus encore le blanchissage.
     
     
    Le charrier finissait par être complètement recouvert et l’eau nettoyait lentement le linge qu’elle traversait ; puis, par la goulotte, elle retournait à la casse où elle chauffait de nouveau ;
     
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    on la puisait (ou la « puchait ») à l’aide du coule-lessive, (puisard ou puisette, sorte de godet ou de louche, en cuivre parfois, pourvu d’un long manche), puis on la réchauffait jusqu’à ébullition et reversait, toujours avec la puisette, au sommet du cuvier sur le charrier.
     
     
     
    On recommençait l’opération de transvasement pendant des heures, jusqu’à ce que la maîtresse de maison estimât que le linge devait être propre.
     
     
    Il était alors retiré brûlant du cuvier avec une pince en bois à longues branches ou un bâton fourchu et mis à égoutter sur des tréteaux.
     
     
     
    On ne prétendait pas, en procédant ainsi, avoir éliminé la saleté ; mais, répandue sur l’ensemble du linge elle était rendue soluble par les cendres, et plus vite éliminée dans l’eau de la rivière.
     
     
     
     
    Si l’ouvrage n’était pas achevé quand tombait le soir, la laveuse, pour conserver la chaleur et retenir dans le linge la vapeur active, couvrait le cuvier avec des sacs à grains, ou avec un couvercle fabriqué en paille de seigle et en noisetier, appelé le fleuriot, ou une grosse couverture. Après avoir macéré toute la nuit, le linge était dépoté le lendemain.
    Les cendres lessivées étaient récupérées au jardin (mélange de carbonate de potassium et de chlorure de potassium, la potasse est utilisée comme engrais et le bicarbonate de potassium est aussi un fongicide
     
     
    ["le terme potasse provient du néerlandais « potas » ou de l'anglais "pot ash" littéralement «cendre de pot»] wikipedia.
     
     
     
     
    3) Le rinçage et le battage du linge sur les bords de la rivière ou au lavoir
    L’opération du « retirage » (le troisième jour de la bue en général) était le fruit d’un effort harassant qui durait toute une journée : les lavandières transportaient le » butin » mouillé soit sur une brouette, dans des sacs de grosse toile ou des paniers d’osier, soit dans une hotte portée à dos.
    Les laveuses procédaient alors au dégorgeage à l’eau courante, à l’aide d’un battoir en charme ou en châtaignier, ou mieux, à l’aide d’une brosse de chiendent, le “chient”, au rinçage, agenouillées dans leur boîte à laver (ou carrosse ou cabasson – un coffre en bois de sapin) garnie de chiffons ou de coussins de paille, qui servaient de protection, munie d’une planche ou non.. Elles tendaient le linge à bout de bras, le laissaient flotter dans l’eau froide, le frottaient et le pressaient sur la selle avec la brosse, le rinçaient en le tordant et en le frappant avec le battoir pour le débarrasser de l’eau de lessive.
     
    Elles pouvaient aussi travailler debout, la selle posée sur des tréteaux.
     
     
     
     
    L’azurage : on plongeait dans l’eau de chaque baquet de rinçage un sac de bleu contenant une poudre bleue provenant de l’indigotier ou de l’outremer, pour rendre le linge encore plus blanc.
     
     
     
    Le blanchissage :
     
    tout aussi éreintant que la précédente, l’opération consistait à étendre le linge au soleil, en plein champ, et à lui faire subir une série de manipulations pouvant durer 2 à 3 jours.
     
    Conformément aux préceptes de Diderot et d’Alembert, le linge était étendu à plat sur un pré, arrosé à plusieurs reprises avec un arrosoir de jardinier et retourné deux ou trois fois sens dessus dessous.
     
     
     
    Pendant trois jours, le soleil et l’eau achevaient
     
    « de lui donner un lustre et un blanc très parfait ».
     
     
    Le séchage – couvert :
     
    le linge était mis à sécher au grenier, aéré par des lucarnes, en mauvaise saison. – à air chaud, devant le poêle ou la cheminée.
     
    – en plein air, directement étendu sur l’herbe (ce qui présente l’avantage du blanchiment) pour les grandes pièces telles que les draps ou étendu sur des cordes, en plein vent, fixé par des pinces à linge qui n’étaient, avant les pinces à ressort, que de simples fourches de bois taillé ; et si la corde fléchissait, on la relevait à l’aide de perches en bois fourchues.
     
     
    L’expression « pendre le linge », utilisée autrefois, a été supplantée par celle, plus logique, « d’étendre le linge » et le terme « étendoir », remplacé par « séchoir », bien que ce dernier désigne plus souvent un système mécanisé de séchage (par une source artificielle de chaleur et/ou d’aération).
     
     
     
    Cette méthode de lavage, plus ou moins perfectionnée au cours du temps, fut pratiquée jusqu’après la première guerre mondiale :
     
    le linge sale passant ainsi, en plusieurs jours, de l’enfer
     
    (passage dans le cuvier) au purgatoire
     
    (séance de battoir au lavoir ou à la rivière),
     
    puis au paradis (rinçage, séchage, repassage et blanchiment).
     
     
    Documents source : BLOG de FRANCESCA -
     
     
     
     
     
     
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    Le libertinage de John Kennedy Jackie Kennedy
    - le couple kennedy
     
     John F. and Jacqueline Kennedy appeared happy at the 1958 South Boston Parade. But that was two years after Jackie allegedly told her mom she was ready to divorce the philandering pol.
     

    John F. and Jacqueline Kennedy appeared happy at the 1958 South Boston Parade. But that was two years after Jackie allegedly told her mom she was ready to divorce the philandering pol.

    (PAUL J. CONNELL/BOSTON GLOBE/GETTY IMAGES )
     
     
     
    Peu à peu, une sorte d'amitié finit par lier John et Jackie.
     
    Ils apprirent à s'apprécier.
     
    Selon sa secrétaire,
    Jackie adorait surprendre John en lui faisant de petits cadeaux.
     
    Lorsqu'il avait du temps à lui consacrer, John trouvait sa femme invariablement intéressante.
     Le libertinage de John Kennedy
     
    « Dès qu'elle apparaissait, son visage s'éclairait, se souvient Charles Spalding.
    Il la suivait autour de la pièce, observant le moindre de ses mouvements »
     
    Dans son livre Kennedy, Ted Sorensen écrit :
     
    « Jacqueline était très indépendante, et parfois très impertinente ;
    il n'en était que plus heureux de l'impressionner par son travail. »
     
     
    En public, bien sûr, les Kennedy feignaient de filer le parfait amour.
     
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    Lem Billings les trouvait tous deux excellents comédiens,
    et Anita Fay
    devait dire de Jackie :
     Afficher l'image d'origine
    « Dès notre première rencontre,
    j'ai senti que je me trouvais face à une remarquable actrice. »
     
     As far back as the mid-1950s, Jacqueline Kennedy was ready to divorce John F. Kennedy over his many mistresses, says new unauthorized biography 'Jacqueline Kennedy Onassis: A Life Beyond Her Wildest Dreams.'
     

    As far back as the mid-1950s, Jacqueline Kennedy was ready to divorce John F. Kennedy over his many mistresses, says new unauthorized biography 'Jacqueline Kennedy Onassis:

    A Life Beyond Her Wildest Dreams.'

    (SIPA PRESS/SIPA)
     
     
     
    Un mois après leur mariage, ils passèrent à la très populaire émission de la chaîne CBS, « En tête à tête », d'Edward R. Murrow.
     
    Jackie paraissait un peu nerveuse, et les réponses de John étaient manifestement préparées à l'avance ;
     
    ils réussirent cependant à projeter l'image d'un couple sincère,
    heureux et uni pour le public.
     
     
    Des articles parus dans divers journaux les présentaient comme un couple modeste, travailleur et romantique.
     
    Jackie et John Fitzgerald Kennedy

    Jacqueline Bouvier épouse John Fitzgerald Kennedy, en 1953, et le brillant journaliste et l'ambitieux sénateur définissent la genèse de leur légende.
     
    En 1961, c'est l'apothéose de leur entreprise, John Fitzgerald Kennedy devient président des États-Unis et installe à la Maison Blanche l'un des premiers couples charismatiques du pays.
     
     
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    Gene Tierney a rencontré John F. Kennedy sur l'ensemble de Dragonwyck, quand il était un sénateur du Massachusetts.

    Sa famille n'était pas ravie de leur relation. Le frère aîné de Tierney Howard a assisté à Harvard avec le jeune sénateur et n'a pas été d'accord avec sa politique. Comme Tierney l'a dit plus tard: «C'étaient des républicains épiscopaliens qui n'avaient pas aimé le démocrate catholique avec des idées élevées sur l'aide aux pauvres.» Kennedy a interrompu leur relation pendant le déjeuner un jour; Sa religion catholique l'a empêché de se marier avec Tierney, une divorcée.

    Fait intéressant, le premier mari de Tierney, Oleg Cassini, était un designer préféré

    De la première dame Jaqueline Kennedy.

     

    Gene Tierney met John F. Kennedy on the set of Dragonwyck, when he was a senator from Massachusetts.

    Her family was not thrilled by their relationship. Tierney’s elder brother Howard attended Harvard with the young senator and didn’t agree with his politics. As Tierney said later: “They were Episcopalian Republicans who didn’t take kindly to the Catholic Democrat with lofty ideas about helping the poor.” Kennedy broke off their relationship over lunch one day; his Catholic religion prevented him from marrying Tierney, a divorcee.

    Interestingly enough, Tierney’s first husband Oleg Cassini, was a favorite designer

    of first lady Jaqueline Kennedy.

     

     

     

     
     
    Cependant, Jackie Kennedy a découvert l'appétit sexuel insatiable de son mari qui dirige de nombreuses affaires avec des secrétaires ou des stars d'Hollywood comme Gene Tierney ou Marilyn Monroe et
    les moqueries du clan Kennedy.
     
     
     The sexy 1962 birthday serenade by Marilyn Monroe, second from left, to President John F. Kennedy, center, was the last straw for Jacqueline Kennedy.
     
     
     

    The sexy 1962 birthday serenade by Marilyn Monroe, second from left,

    to President John F. Kennedy, center, was the last straw for Jacqueline Kennedy.

     

     

    (CECIL STOUGHTON/BONHAMS/AP)
     
    Il y a un abîme entre leur image publique élégante et glamour et leur vie chaotique intime comme Jackie Kennedy déclare:
     
    «Je décrirais Jack comme un peu comme moi en ce que sa vie est un iceberg.
     
    La vie publique est au-dessus de l'eau - et de la vie privée - est submergée. . . »Jackie Kennedy méprise l'humiliation publique, mais se tient haut dans leurs apparences officielles avec ses beaux éloges, intelligence sensée et élégant tenues.
     
    La mort de leur fils bébé, Patrick, en 1963 était nécessaire pour réconcilier le couple, mais l'harmonie a été coupée: quelques mois plus tard, Jackie rose costume Chanel serait éclaboussé avec des taches de sang.

    Jackie & John Fitzgerald Kennedy

    Jacqueline Bouvier marries John Fitzgerald Kennedy, in 1953 and the bright journalist and the ambitious senator set the genesis of their legend. In 1961, it’s the apotheosis of their enterprise, John Fitzgerald Kennedy becomes the president of the Unites States and installs at the White House one of the country’s most charismatic First couple. In the meantime, however, Jackie Kennedy has discovered the insatiable sexual appetite of her husband who leads numerous affairs with secretaries or Hollywood stars such as Gene Tierney or Marilyn Monroe and the mockeries of the Kennedy clan.

     

    There is an abyss between their sleek and glamorous public image and their chaotic intimate life as Jackie Kennedy states: ‘I would describe Jack as rather like me in that his life is an iceberg. The public life is above the water—& the private life—is submerged . . .’ Jackie Kennedy despises the public humiliation but stands tall in their official appearances with her praised good looks, sensible intelligence and elegant outfits.

     

    The death of their baby son, Patrick, in 1963 was needed to reconcile the couple but the harmony was cut short: a few months later, Jackie’s pink Chanel suit would be splattered with blood stains.

     

     

     

     

     
     
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  •  revelations sur kennedy

     

     

    Time et Newsweek ont, par exemple, publié de longs articles fort bien documentés au sujet de liaisons que le feu président aurait eues avec plusieurs actrices connues et avec des douzaines de jeunes femmes, dont deux jeunes membres du personnel appelées en code par les services secrets « Fiddle » et « Faddle ».
     
    Un ancien membre de l'équipe de Kennedy aurait déclaré au sujet de la Maison-Blanche de cette époque :
     
    « C'était une véritable porte tournante.
     
    Il fallait qu'une femme joue des coudes pour se mettre sur les rangs ". »
     
     
     
     
     
     
     
    Un livre écrit par Traphes Bryant, vieux membre du personnel de la Maison-Blanche, donne un témoignage de première main sur les nombreuses jeunes femmes qui rendaient visite au président lorsque l'épouse de ce dernier était absente. Un extrait du journal de Bryant :
     
     
    « Un jour, Dave Powers a demandé au président ce qu'il aimerait pour son anniversaire. Il nomma une actrice de TV californienne. Son souhait fut exaucé. »
     
     
     
    Jackie et Kennedy
     
    Début 1976, une feuille à sensation fit état d'une longue liaison (elle dura deux ans) entre le président et Mary Pinchot Meyer, une belle et riche divorcée de Washington, âgée de quelque quarante ans. Mme Meyer se serait rendue deux ou trois fois par semaine à la Maison-Blanche durant les absences de Mme Kennedy. L'assistant du président David Powers était de nouveau impliqué.
     
    A un moment donné, selon l'article, le président et son invitée auraient fumé du cannabis, et JFK promit de se procurer de la cocaïne, en ajoutant :
     
    « Dans deux semaines, une réunion sur les stupéfiants doit avoir lieu à la Maison-Blanche. »
     
    pinchot-jfk.jpg
     
     
    La source de cette information était l'ancien vice-président du Washington Post, James M. Truitt, un proche de Mme Meyer.
     
    Truitt signalait également la destruction d'un journal trop indiscret par un ami commun, le responsable de la CIA James Angleton.
     
     
     
    Des recherches ultérieures ont en partie étayé ces faits. Toni Bradlee, ex-épouse de Ben Bradlee et soeur de Mme Meyer, confirma' la plupart des détails à l'occasion d'une interview inédite. Mme Bradlee et Angleton donnèrent de vagues démentis, se refusant à tout autre commentaire.
     
    (Des années plus tard, Angleton reconnut la réalité de la liaison Kennedy-Meyer, et avoua avoir détruit le journal de Mme Meyer.

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    Selon cette dernière, déclara Angleton, JFK aurait au minimum essayé la marijuana, la cocaïne, le haschisch et le LSD pendant son séjour à la Maison-Blanche.)
     
    Quant à Mme Meyer, elle a été assassinée en octobre 1964

     

     

     

     

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  • UN PEU D'HISTOIRE :

     

    Le Livre d'Or des fiançailles et du mariage

     

    par le bibliophile JEAN.

     

    orsque vous m'avez demandé une préface pour le Livre d'Or des fiançailles et du mariage, j'ai longuement hésité, et je ne vois pas bien pourquoi je vous en tairais la raison.

     

    Vous m'avez dès l'abord, avec une bonne grâce et une franchise auxquelles nous ne sommes guère accoutumés dans le monde de l'érudition, déclaré que vous aviez le dessein d'utiliser très largement les travaux historiques que j'ai publiés.

    Puisque vous faisiez à mes écrits l'honneur, sans doute immérité, de leur emprunter beaucoup, pouvais-je avoir l'air, écrivant une préface à votre livre, de me louer moi-même.

     

    Lorsque vous m'avez confié votre manuscrit, mes craintes se sont dissipées. Aussi bien, si vous avez puisé dans les mémoires qu'il m'a été donné de présenter avec quelque nouveauté de nombreuses anecdotes, vous ne les avez citées qu'en manière d'exemple, pour illustrerai j'ose dire, votre récit, dont la trame vous demeure bien personnelle.

     

    Une inquiétude m'est alors venue.

     

    Les malheureux préfaciers n'ont d'espoir que dans quelque lacune du livre qu'on leur a imposé la délicate tâche de présenter au public.

    Or, il se trouve, et si je dois vous en féliciter je ne puis m'en applaudir, que votre travail est tout à fait complet. Vous avez su, très habilement, écrivant l'histoire du mariage en France du moyen âge à nos jours, non seulement dégager ses caractères aux diverses époques et pour chaque catégorie sociale, mais donner les exemples les plus typiques et empruntés aux meilleurs auteurs. Vous avez encore, et c'est là de ces innovations auxquelles les historiens ne sont point pour l'heure accoutumés, fait appel aux vieilles maisons des industries de luxe, puisé à même leurs collections et apporté ainsi une contribution documentaire fort curieuse à l'histoire des mœurs parisiennes.

     

    C'est dans votre ouvrage une partie très neuve et curieuse.

    l en est d'ordinaire des préfaces comme des discours académiques : elles contiennent invariablement quelque critique aimable, presque souriante, mais une critique enfin. Vous m'accuseriez sans doute de ne pas suivre les règles si je n'en agissais de même.

    Puisque vous avez écrit l'histoire si mal connue du mariage au moyen âge, utilisant au reste adroitement les quelques données précises que nous avons, puisque vous poursuivez cette histoire à travers les époques pour lesquelles les documents abondent et jusqu'à aujourd'hui, pourquoi n'avoir pas tenté de dégager du passé ce que serait le mariage de demain ?

    C'eût été une conclusion très logique de votre travail et, écrite par vous, tout à fait curieuse, j'en suis sûr. Les historiens, dont je suis, ont à l'ordinaire l'honorable habitude de vivre tournés vers le passé, d'être sans curiosité de l'avenir ; j'avoue pourtant que c'est une question qui a trop occupé la presse et fait l'objet de trop de débats pour qu'on puisse manquer d'y porter attention.

    Il paraît assuré, c'est même un phénomène tout récent, que des gens très doctes, des sociologues, des magistrats, des politiques, aussi beaucoup de dames, mûres à l'ordinaire, et de qui nous devons penser que l'âge a tempéré les passions, se sont pris d'un brusque intérêt pour le mariage.

    Pour le mariage est sans doute trop dire, puisqu'ils affichent l'intention de le détruire.

    Les raisons qu'ils donnent ne paraissent pas déterminantes, mais les mots de liberté, de droits de la femme, de droit à l'amour prêtent à des développements oratoires, et, en France, les raisons qui vêtent ainsi, sans effort, une parure d'éloquence, sont toujours près d'être convaincantes.

     

    Et l'on va donc proclamant que le mariage va faire faillite, qu'il n'y aura plus place bientôt que pour l'union libre.

    C'est chose assurée, cela va être, demain.

     

    Car demain, vous n'en doutez pas, il ne sera plus d'hommes que tentera l'espoir d'accroître, grâce à une dot, leur puissance ou leur fortune, et les jeunes filles, n'écoutant désormais que leur fantaisie, tiendront pour sans importance les considérations banales d'argent, de luxe ou de situation mondaine dont on s'embarrasse aujourd'hui.

    II ne paraît pas impossible de montrer, par l'évolution qu'a subie le mariage, l'avenir réservé à ces théories, d'établir comment une double évolution intellectuelle et économique les rendrait possibles, ce qui n'est pas à dire souhaitables.

    ous aurez, mon cher confrère, une occasion certaine d'aborder ce thème, et je sais du reste que vous le traiterez avec talent : ce sera lors de la seconde édition de ce Livre d'Or dont le succès ne peut faire de doute.

     

    Ce jour-là, vous supprimerez la Préface du livre, et chacun y gagnera, le public, vous... et moi.

     

    Maurice Vitrac.

     

     

     

    sources : http://www.horizon-mariage.com/histoire-du-mariage.php

     

     

     

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  •  

    Près de Clécy et Condé sur Noireau, le château de Pontécoulant est un joyau de la Suisse Normande.

    Au cours de votre visite au Domaine de Pontécoulant,

    vous découvrez l'histoire de la famille noble normande :

    les Doulcet de Pontécoulant établie sur ces terres calvadosiennes

    depuis le 14e siècle.

     



    Le château est toujours meublé de collections des 16e et 18e siècles.

     


    Vous pouvez également vous promener dans le parc à l'anglaise

    créé sous le règne de Louis XVI.

    Surplombant la rivière, c'est une promenade bien agréable en toutes saisons.

     

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    Animateur vedette de la radio et de la télévision, également producteur et écrivain, Pierre Bellemare présentera son nouveau livre de souvenirs à

    Condé-sur-Noireau et au Château de Pontécoulant le samedi 5 novembre prochain : une avant-première qu’il a souhaité réserver à une « petite vallée »*,  

    lieu de son enfance, et évènement qui met en lumière le patrimoine culturel de notre territoire » se réjouit Pascal Allizard, Maire de Condé-sur-Noireau et Président de Condé Intercom.

     

    Pierre Bellemare passera ainsi la journée sur les bords de la Druance. Attendu à Condé-sur-Noireau, il animera une rencontre avec le public de 10h30 à 12h15 : présentation du livre

    Ensuite, l’auteur retournera sur les traces de son enfance en visitant le château de Pontécoulant, dont son père fut le régisseur de 1939 à 1940.

    Âgé de 10 ans, Pierre Bellemare était scolarisé à l’école communale.

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     Pierre Bellemare propose une lecture d’un extrait de son livre, relatif à un événement survenu à Pontécoulant en juin 1940, ainsi que quelques histoires extraordinaires.

    « Le bonheur est pour demain, Souvenirs au long cours »

    (sortie en librairie le 9 novembre), temps d’échanges et de dédicaces prévus à la médiathèque municipale.

     

     

     chateau-de-pontecoulant-14

    France, Basse-Normandie, Calvados (14), Suisse Normande, Pontécoulant, Château de Pontécoulant (vue aérienne) //

    Il sera ensuite l’invité de la Communauté de Communes du Pays de Condé et de la Druance, au Château de Pontécoulant pour la visite d’un domaine qu’il connaît bien pour y avoir passé une partie de son enfance.

    Il y retrouvera d’anciens camarades et présentera son dernier livre à la presse précise Jean-Pierre Mourice, Vice-Président de Condé Intercom et Maire de Pontécoulant, à l’origine de ce contact.

     

    Retour à la médiathèque municipale de Condé-sur-Noireau à 15h30 :

    le public se laissera alors emporter par la voix incomparable de l’animateur et conteur, « lequel donnera lecture de quelques histoires forcément « extraordinaires »  

     

     

     

    Domaine de Pontécoulant, ce domaine, propriété du Département du Calvados, si chère à mon coeur puisque je m'en suis occupée, avec mon Epoux, 18 ans, avant mon départ en retraite.

     

    Un parent de Pierre Bellemare avait été nommé  exécuteur testamentaire de la dernière Dame de Pontécoulant, Mme de Barrère décédée en 1908 sans héritiers et qui légua donc son domaine au département du calvados .

     

     

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    Ce droit de regard sur le légue devait durer 50 ans,

    donc c'est le père de Pierre Bellemare qui prit la suite de son parent

    après le décès de celui ci.

     

    Voila pourquoi la famille Bellemare fit de nombreux séjours dans la région. 

     

    Au Chateau cet aprés  midi se trouvait donc  réuni  un groupe de personnes ayant partagé le quotidien, école, cathéchisme, jeux, du petit garçon d'une dizaine d'années qu'était Pierre Bellemare.

     

    Ses retrouvailles furent remplies d'émotion,notre conteur né ne manqua pas de nous régaler de ses souvenirs et anecdotes. 

     

    En résumé, journée fort agréable en compagnie de ce "jeune homme" qui  a su garder depuis tant d'années sa gentillesse et son énorme talent de conteur .

     

     

    Comme vous le constatez par ces articles de presse Pierre Bellemare

    était aujourd'hui  dans la région.

    Ce matin à la médiathéque de CONDE S/NOIREAU (Calvados)

    afin de présenter son  dernier  livre "Le Bonheur est pour demain".

     

     

     

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    Mariage ou association de Malfaiteurs !

     

    Vos copines se sont toutes fait passer la bague au doigt.

    Votre mère et votre belle-mère insistent lourdement.

    Pourtant, le mariage, ce n'est pas encore pour vous !

    Pas envie, pas trouvé la bonne personne, pas le temps…

    Il existe plusieurs bonnes raisons de ne pas passer devant le Maire.

    La preuve par 10.

     

    Copie (3) de m1900

     

    AU DEPART ? une GROSSE ARNAQUE

    Ne jamais MELANGER le CUL et l'ARGENT !

    Fini !! avant de commençer !!

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    Pour bon nombre de personnes, le mariage est le symbole de la vie de couple épanouie.

     

    Celui qui prouve que vous êtes prêts à vous engager sur le long terme avec la personne qui partage votre vie, et à vous aimer "jusqu'à ce que la mort vous sépare",

    comme le dit l'adage.

     

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    Et pourtant, n'en déplaise aux adeptes de cette cérémonie, le mariage religieux ou civil n'a rien d'obligatoire, et tout le monde n'a pas besoin de passer par là pour prouver la solidité de son couple. 

     

    Ne pas être marié possède plein d'avantages.

    LA LIBERTE !

    Aucun compte à rendre à Personne,

    surtout pas à l'Etat !

     

    1. CE N'EST PAS PARCE QUE VOUS NE VOULEZ PAS VOUS

    MARIER TOUT DE SUITE QUE VOUS NE VOUS MARIEREZ JAMAIS

     

    Le mariage, en soit, vous n'êtes pas contre. 

     

    SI TOTALEMENT CONTRE et ANTI NATURE !!

     

    Mais pas forcément tout de suite ! Si vous ne vous sentez pas prête, inutile de vous mettre la pression (d'autant que vos proches le font sûrement déjà suffisamment). 

     

    Comme le dit l'adage : 

     

    "Sur le chemin de la vie, chacun avance à son propre rythme".

    Qui sait ? *

    Vous aurez peut-être le déclic qui vous donnera envie de dire "oui"

    demain, dans 6 mois ou dans 5 ans. 

    Ou JAMAIS !

    Et quand bien même, si vous ne l'avez pas, est-ce vraiment bien grave ?

     

    2. MARIAGE NE SIGNIFIE PAS AMOUR ÉTERNEL

    Il suffit de regarder le taux de divorce pour en avoir la preuve. 

    Selon l'Insee, en 2013, 46% des mariages se sont soldés par un divorce. 

    AH NON !

     

     

    Combien d'HOMMES ont des relations extra-conjugales ?

    certains se sont mariés pour la Société, un grand nombre aurait préféré des unions entre Hommes...

     

    plus que vous ne le pensez !

    c'est comme ça !!

    et les FEMMES ?

    Jamais le hasard les LOIS !

     

    France: le mariage homosexuel validée par le Conseil constitutionnel

    Afp

    En France, le Conseil constitutionnel a validé totalement vendredi la loi ouvrant le mariage et l’adoption à deux personnes de même sexe, a annoncé la haute juridiction dans un communiqué.

    Le président Hollande a annoncé qu’il promulguera la loi dès ce samedi.

     

    Parfois, l'amour dure toute la vie. 

    Et parfois non!!

    NON !

    C'est comme ça.

     

    3. VOUS N'AVEZ PAS BESOIN D'UNE BAGUE POUR PROUVER VOTRE AMOUR

    "Si tu m'aimais tant, tu aurais dû me passer la bague au doigt", chantait Beyoncé. Et pour une fois, nous ne sommes pas vraiment d'accord. 

     

    Car ce n'est pas une alliance qui va prouver que la personne qui partage votre vie vous aime, mais plutôt ses actes au quotidien.

     

    Déclarations, attention, écoute… 

    Ce qui fait un couple, en quelque sorte ! 

    Si entre vous, c'est une évidence, vous n'avez besoin de rien pour le prouver au reste du monde.

     

     

     

    4. VOUS NE VOULEZ APPARTENIR À PERSONNE

    Bon, ok, c'est un peu cliché. 

     

    Mais après tout, se marier avec quelqu'un signifie que l'on devient "sa" femme ou "son" mari. 

    Un sentiment d'appartenance qui ne plaît pas forcément à tout le monde, et dont certains préfèrent tout simplement se passer.

     L'EPOUSE, enfin la FEMELLE n'est pas la propriété exclusive d'un mâle qui ne sera jamais la faire jouir !!

     

    5. VOUS N'ÊTES PAS PRÊTE À VOUS ENGAGER

    Passé un certain âge, c'est à croire que nos proches ne pensent plus qu'à ça : appart', mariage, bébé… Et ce, que vous soyez avec votre Jules depuis 10 ans ou depuis 6 mois. 

    Au secours ! Dans ces cas-là, rappelez-vous qu'il n'y a pas d'âge limite pour vous marier. 

    Alors, pourquoi se presser ?

     

    6. SE MARIER, ÇA COÛTE (TRÈS) CHER

     

    Il y a les alliances, la robe de mariée, le traiteur, la location de la salle… Même sans forcément voir les choses en grand, un mariage peut rapidement coûter une fortune, et pour l'instant, vous avez d'autres priorités. 

    Mettre de côté pour acheter un appart', une voiture, des vacances au bout du monde, une paire de Louboutin 

    Quelque chose dont vous avez vraiment besoin !

     

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    Vous aimez un homme autre que votre mari ?

    Eh bien, allez à lui.

    Celui que vous n 'aimez pas, vous êtes sa prostituée ;

    celui que vous aimez, vous êtes sa femme.

    Dans l'union des sexes, le cœur est la loi.

    Aimez et pensez librement.

    Choses vues: souvenirs, journaux, cahiers
    [ Victor Hugo ]

     

     

    Se marier coûte très cher

     

    7. ROMPRE, C'EST PLUS FACILE QUAND ON N'EST PAS MARIÉ

    Soyons pragmatiques, étant donné qu'un mariage sur deux finit par un divorce... 

    Une simple rupture ? C'est plus facile. 

     

    Chacun prend ses cliques et ses claques, et même si ça fait mal, c'est relativement simple à régler. 

    Un divorce, c'est nettement plus compliqué, et toute la partie administrative peut prendre beaucoup de temps… Et beaucoup d'argent.

     

    8. SANS ALLIANCE, VOUS VOUS FAITES PLUS DRAGUER !

    On ne va pas se mentir : se faire draguer, c'est bon pour notre égo ! 

    Or, une alliance a tendance à jouer les gardes du corps. 

    Un peu comme si l'on avait une étiquette "chasse gardée" !

    On s'en fiche !

     

     

     

    9. LE JOUR DE VOTRE MARIAGE N'EST PAS FORCÉMENT LE

    PLUS BEAU JOUR DE VOTRE VIE

    A cause du stress des préparatifs, vous manquez de sommeil. 

    Vous n'avez rien le temps de manger, mais tout le monde veut trinquer avec vous. 

    Tous vos proches sont réunis, mais vous n'avez le temps de voir personne. 

     

    A force d'être debout dans vos talons, vous avez mal au pied. 

    Et la traîne de votre robe de mariée vous empêche d'aller faire pipi en solo. 

    Des mois d'organisation pour une journée dont on ne profite même pas,

    est-ce que ça vaut le coup ?

     

    10. SE MARIER, ÇA FAIT GROSSIR

    C'est la science qui le dit ! En moyenne, les gens mariés affichent deux kilos de plus que les célibataires. Il faut croire que le fait d'être casé nous pousse à faire moins d'efforts…

    et à s'ennuyer jusqu'à la fin de ses jours !

    Pensez ! Avec le même MEC jusqu'à la fin de sa vie ???

     

    NON !!

     

    Et vous, voulez-vous vous marier, ou non ?

    Par Laetitia Reboulleau
     
     
     
     
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