• Boni comte de Castellane 1867-1932

     

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    Boni de Castellane

    (Boni, comte de Castellane-Novejean,

    1867 - 1932)


    Portrait du "dandy"  Paul Ernest Boniface Comte de Castellane

     

     

    Boni de Castellane, véritable noble de Provence, adulé certes, mais marié à une fille de Milliardaire.. celà aide..!!
    Marie Ernest Paul Boniface, comte de Castellane-Novejean, puis marquis de Castellane (1917), dit Boniface (surnommé Boni) de Castellane, est un "dandy'" et homme politique français, né le 14 février 1867 dans le 7e arrondissement de Paris et mort le 20 octobre 1932 à Paris.
     

     

    La nouvelle comtesse de Castellane est fort laide, petite, légèrement bossue, ce qui fait dire aux mondains de l’époque :
    « Elle est plus belle, vue de dot ! »

     

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    UN HOMME ?!!! mais oui... UN SEDUCTEUR parmi tant d'autres.. Mais Chut... les HOMMES..n'ont jamais fait la UNE ! et pourtant...Il ou ILS.. plaisaient aussi aux DAMES ! --------------------- Il est vrai que des milliers de récits, d'articles mentionnent avec beaucoup de vivacité, de détails, les destins des COURTISANES ! des "prostituées" du grand monde, ou des petits trottins... des jeunes femmes qui ont vécu de leurs charmes... auprès d'Hommes en quête de conquête... sexuelle, allez le mot est laché !

    mais jamais des récits des COURTISANS, des GIGOLOS auprès des Dames aisées, aristocrates....

    pourquoi ??? )

     

    Boni de Castellane était homme à dépenser des fortunes pour assouvir ses plaisirs d'esthète.

    Il eut d'ailleurs l'occasion d'en dépenser une puisqu'il se maria, lui l'aristocrate véritable, le parent de Talleyrand, imprégné de Monarchie, de Catholicisme et de France éternelle, à une Américaine , Anna Gould, peu jolie mais riche à millions grâce aux chemins de fer de son père.

     


    "Boni", ainsi que le Tout-Paris l'appelait, fut un des premiers à échanger un vieux nom de France contre de l'or made in Nouveau Monde, lequel fut à son tour changé en montagnes de fleurs, en antiquités, en objets de goût, en fêtes retentissantes, en bateaux, en campagnes électorales

    (il fut député douze ans, plutôt intéressé par les questions diplomatiques et internationales que par les petites questions nationales), en châteaux de famille rachetés et restaurés ainsi qu'en un palais parisien,

    le Palais rose, inspiré pas moins que par le Grand Trianon et construit le long de ce qui est maintenant l'avenue Foch.

     

     

    b&w photo of Boni at his desk ca.1920's

     

     

    Boni de Castellane était homme à dépenser des fortunes pour assouvir ses plaisirs d'esthète. Il eut d'ailleurs l'occasion d'en dépenser une puisqu'il se maria, lui l'aristocrate véritable, le parent de Talleyrand, imprégné de Monarchie, de Catholicisme et de France éternelle, à une Américaine, Anna Gould, peu jolie mais riche à millions grâce aux chemins de fer de son père.

     



    "Boni", ainsi que le Tout-Paris l'appelait, fut un des premiers à échanger un vieux nom de France contre de l'or made in Nouveau Monde, lequel fut à son tour changé en montagnes de fleurs, en antiquités, en objets de goût, en fêtes retentissantes, en bateaux, en campagnes électorales

     

     

     

    (il fut député douze ans, plutôt intéressé par les questions diplomatiques et internationales que par les petites questions nationales), en châteaux de famille rachetés et restaurés ainsi qu'en un palais parisien, le Palais rose, inspiré pas moins que par le Grand Trianon et construit le long de ce qui est maintenant l'avenue Foch.

     

    © David Bordes
    Jardin intérieur conçu avec les vestiges du Palais rose construit pour Boni de Castellane
    Photo issu de l'article "Les treillages d'art, des oeuvres à découvrir" paru dans le hors-série "Côté Jardins" n° 004 (avril 2009) publié par La Demeure Historique.



    Cependant, dans la vente de son nom Boni n'avait pas compris celle de son âme.

     

     

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    Effrayée sans doute par cet homme incompréhensible pour elle, lasse également d'entendre sur le compte de son époux les nombreuses histoires galantes qu'on lui prêtait, Anna Gould demanda le divorce en 1906, malgré trois enfants.

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    Frappé par la malédiction de pauvreté qui toucha de nombreux dandys (la plus célèbre fut celle de Wilde), Boni sut élégance conserver.

     

     

    Aucune des nombreuses contrariétés matérielles ni aucun sarcasme des deux Mondes ne purent le faire déchoir de son rang.

     

     

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    Boni disgracié en ménage paya à ce moment pour toutes ses "fautes", impardonnables aux yeux de l'époque : ses origines (carolingiennes d'après lui), son antidreyfusisme (qui n'alla cependant pas jusqu'à l'antisémitisme, étant plus motivé par la défense de l'honneur de la France et de l'Armée et l'idée que l'Allemagne manœuvrait en coulisses),

     

    son mariage aux motivations douteuses, son chic, sa supériorité intellectuelle et morale évidente sur les bourgeois de son temps. 


     

    Derniers soubresauts avant destruction ...

    Il y a 40 ans, le Palais Rose disparaissait du patrimoine parisien.

    Beaucoup s’en émurent, et notamment au Parlement.

    Nous reproduisons ci-dessous la réponse du ministre chargé de la culture à une question écrite posée par un député le 10 octobre 1968.

    « M. Nabab-Deloncle signale à M. le ministre d'Etat chargé des affaires culturelles qu'une demande de permis de construire aurait été déposée pour l'emplacement du Palais-Rose, avenue Foch.

    Il lui signale que de nombreux Parisiens restent attachés à cet édifice d'un aspect agréable et qui rappelle ce qui fut une belle époque de Paris et lui demande s'il n'envisagerait pas, conjointement avec la ville de Paris, de préserver cette construction et de la transformer en musée de la Belle-époque. (Question du 10 octobre 1968.)

     

     Château de Rochcotte in the Loire Valley, Boni's childhood home

    Réponse .

     

    — Pour que le ministère d'Etat chargé des affaires culturelles puisse intervenir afin d'imposer la conservation du Palais-Rose, il aurait fallu que l'immeuble soit classé parmi les monuments historiques, ou au moins inscrit sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

    Palais Rose Avenue Foch, Paris

     

    Il ne l'est pas. Une proposition de protection à ce titre fut présentée à la commission supérieure des monuments historiques, dont l'avis est légalement indispensable, mais ne fût pas retenue, motif pris de l'absence de valeur archéologique de l'édifice.

     

    Le Palais-Rose n'est pas non plus compris dans le site classé de l'avenue Foch ; il est en retrait de sa limite administrative.

     

     

     

    Dans ces conditions, il ne restait à mon administration qu'à suggérer des solutions qui permettraient la conservation de tout ou partie du Palais-Rose.

     

    C'est ce qui fut fait, mais les projets dressés par les architectes chargés de l'opération ont montré à l'évidence que des bâtiments modernes répondant à un programme important ne pouvaient pas s'harmoniser avec les bâtiments existants.

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    L'installation dans ce palais d'un musée de la Belle Epoque ne pourrait être réalisée que par la ville de Paris, sans le concours du service des monuments historiques. »

    Source : Journal officiel des débats parlementaires – Assemblée nationale – n° 93 – 23 novembre 1968

     

     

     

    Du haut de son arbre généalogique, Boni continua à recevoir et à incarner le brio français.

     

     

    Il n'habita certes plus le Palais rose, vendit ses antiquités, devint lui-même une manière d'antiquaire, mais resta l'élégant Parisien que les caricaturistes adoraient croquer.

     

    Toute la Recherche du Temps perdu et les princes de l'Europe continuèrent de le fréquenter et jusqu'au bout une litanie de noms fameux, issus des grandes familles, du monde de l'Art, du monde politique et du monde diplomatique, goûta sa conversation supérieure.

     

    Son influence, néanmoins, ne lui permit pas de faire partager ses craintes de guerre en 1914 ni le danger du morcellement de l’Empire des Habsbourg en 1918.



    Il reste malheureusement peu de choses

    de Boni de Castellane.

     

    Comme de nombreux dandys tout entier consacré au présent et à sa personne, il ne voulut, ne put ou ne sut édifier une œuvre littéraire et artistique.

     

    Même le Palais rose fut détruit et ses collections furent dispersées bien avant sa mort.

     

    Deux livres de mémoires, Comment j'ai découvert l'Amérique et L'art d'être pauvre, conservent cependant la trace de sa pensée originale et nostalgique : à travers les siècles, il ne reste en réalité de Boni de Castellane que les échos d'une fête lointaine et une vague odeur de pourriture noble.

    Boni de Castellance par da Cunha

     http://francois.darbonneau.free.fr/dandhist/castellane.html

     

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    Les éditions Tallandier ont publié le 19 février 2009, dans

    la collection Texto, une réédition des Mémoires de Boni de Castellane :

    "L'Art d'être pauvre" précédé de "Comment j'ai découvert l'Amérique".

    Ces mémoires sont le témoignage éclatant d’une originalité et d’une personnalité hors du commun.

    A découvrir ou à redécouvrir.

     

     

     

     

     

     

     

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