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    COMMENT FAIRE RÉAGIR UN HOMME QUI NE VOUS DONNE PAS DE NOUVELLES ?

    Vous êtes en couple mais vous ne comprenez pas pourquoi votre homme vous prive de nouvelles ? Vous avez l’impression de ne pas pouvoir compter pour lui et vous aimeriez bien lui dire ? Comment faire réagir un homme afin qu’il vous écrive ou vous appelle ?

    Il arrive parfois que les hommes prennent de la distance dans une relation. Si vous êtes dans cette situation et que cela dure plus longtemps que d’habitude, il est nécessaire de prendre des mesures afin de faire réagir positivement votre homme !

    Mesdames, découvrez-vite dans cet article, toutes les astuces vous permettant de faire réagir un homme afin qu’il s’implique davantage dans votre couple.

    POURQUOI LES HOMMES NE VOUS DONNENT PAS DE NOUVELLES ?

    Vous pouvez imaginer que votre partenaire n’a plus de pensées ou de sentiments pour vous, mais pourtant, un homme aura parfois une bonne excuse qui pourra expliquer son silence. Il est nécessaire de ne pas s’emporter dans une communication à sens unique ou de ne pas le mettre en porte-à-faux tant que celui-ci ne s’est pas expliqué.

    J’ai longtemps été tenté de dire que les hommes étaient capables de faire deux choses en même temps mais je considère aujourd’hui que c’est plutôt faux !

    N’espérez pas recevoir de message s’il arrive à destination pour un voyage professionnel car il aura du mal à se repérer tout en pensant à vous envoyer un SMS. De même, si votre homme a une journée de travail bien remplie, vous ne recevrez aucune nouvelle. Il a besoin d’être concentré à 100% sur ce qu’il fait ou vit. Néanmoins, il existe des astuces pour faire réagir un homme qui est trop distant à votre goût.

    EST-CE QUE LA DISPUTE PEUT RÉTABLIR L’ORDRE ?

    Dans certains cas, pour faire réagir un homme, il est nécessaire de s’exprimer avec fermeté sans pour autant aller à la dispute. Toutefois, je vous invite à prendre le temps d’exprimer vos envies, de bien faire passer votre message afin que votre homme comprenne vos attentes exactes et qu’il fasse avancer petit à petit la situation.

    Ne vous attendez pas à voir un changement radical du jour au lendemain car agir ainsi serait contre nature, surtout si votre partenaire est très indépendant. Au contraire, félicitez-le lorsqu’il fait un petit pas en avant et que vous sentez que cela va dans le bon sens. Prenez soin de lui donner envie de vous adresser des nouvelles et de ne pas voir vos attentes comme des contraintes, au risque de le brusquer et de le faire partir définitivement.

    Soyez imaginative dans vos messages et ne répétez pas tous les jours la même chose. Soyez intéressante et demandez-lui en autant dans vos échanges.

    QUELLE ATTITUDE ADOPTER POUR FAIRE RÉAGIR UN HOMME ?

    L’exercice en coaching que je propose demande que vous vous munissiez d’une feuille et d’un stylo afin de trouver le message le plus clair possible que vous pourriez faire passer à votre partenaire.

    Qu’attendez-vous CLAIREMENT de lui et de la nouvelle communication que vous souhaitez instaurer ?

     

    Prenez toutes les notes qui vous passent par la tête.

    Dans un deuxième temps, je vous demanderai d’imaginer la situation idéale, celle qui vous conviendrait et qui vous permettrait d’être rassurée. Une fois en tête, vous pouvez l’écrire là encore précisément.

    L’objectif est de préparer le dialogue avec pour mission de transmettre votre message et non seulement de « Dire les choses ». Pour faire réagir un homme distant, il faut avoir un dialogue constructif, détailler ses arguments et votre relation idéale. Attention cependant car il peut lui aussi demander à ce que vous l’écoutiez et que vous compreniez ses arguments.

    Votre homme vous comprendra plus facilement et il pourra alors changer son comportement mais cela doit parfois aller dans les deux sens !

    IL NE DONNE PLUS DE NOUVELLES, EST-CE QUE CELA SIGNIFIE QU’IL EST MOINS AMOUREUX ?

    Lorsqu’un homme ne vous donne plus de nouvelles, il est légitime que vous pensiez à une perte de ses sentiments. Comme je vous l’ai expliqué dans cet article, il y a de nombreux facteurs importants qui peuvent expliquer son attitude. Si vous avez l’impression que son comportement est trop récurrent, alors je vous invite à prendre une légère distance pour retrouver une forme de défi autour du dicton « Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis ».

    Par la suite, vous ne devrez surtout pas vous mettre en demande. Si il ne vous donne plus de nouvelle, ce n’est pas pour entendre des « Je t’aime » ou encore « Mais pourquoi tu ne m’écris plus », ce serait une attitude néfaste par rapport à votre situation. C’est tout l’inverse, moins vous allez vous plaindre pour proposer des moments agréables et plus vous pourrez raviver la flamme entre vous.

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  • LA FEMME AU MOYEN AGE

    La femme au Moyen Age

    Femme et identité féminine

    Dans son introduction au colloque de Poitiers tenu en 1976 sur La Femme dans les civilisations des Xème au XIIIème siècles, Robert Fossier termine sur une constatation importante: « Dans l’histoire de l’Occident, au cours de ces deux ou trois siècles, les deux principales conquêtes de l’homme ont été l’établissement de la cellule conjugale, du couple, comme cadre normal d’existence famililae, et nous vivons encore sur cette conquête; et d’autre part, la mise en place de la maison… organe premier et fondamental de la vie collective, de la vie seigneuriale. Dans ces deux cas, c’est la femme qui apparaît au centre de ces cellules, noyau sans lequel ces cadres n’existeraient pas, cheville ouvrière de toute construction. « RP

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    La jeune fille

    La majorité des filles est fixée à par la loi canonique à 12 ans et 14 ans pour les garçons. Elles peuvent alors prononcer les voeux religieux ou consentir à leur mariage.SCB

    La pucelle doit être attirante, sa beauté encore intacte fait fantasmer les hommes. Elle représente la femme parfaite[…] Son corps est élancé, sa poitrine petite et ferme, son ventre rond. Les cheveux longs et déliés ont une signification érotique. […] La chevelure libre est le signe de la virginité, de la vierge chaste mais tellement désirable. SCB

    La moyenne d’âge au mariage des filles des ducs anglais est de 17 ans entre 1330 et 1479.SCB

    Dans les milieux les plus modestes, les jeunes filles bénéficient d’une période plus longue d’éducation et de travail.SCB

    Le mariage

    La fille apporte à son promis une dot qui représente sa part d’héritage; en échange, elle obtient des droits sur les terres de son fiancé. SCB

    Tous les clers s’accordent à insister sur l’importance du consentement mutuel des époux. SCB

    La femme est désormais placée sous l’autorité de son mari. Il a tout pouvoir sur les biens, la personne et les actes de sa femme. Père et chef de famille, son autorité est reconnue par les autorités écclésiastiques et civiles. […] A sa mort, sa veuve reçoit ses biens propres et son douaire, donation que l’époux constitue à sa femme lors du mariage. […] L’époux a aussi un devoir de protection et d’affection envers sa femme. SCB

    Maternité

    La vocation de la femme médiéval est toute tournée vers la maternité. SCB La récompense payée par le suzerain pour ramener un criminel qui a tué une femme enceinte est plus élevée que celle payée pour une femme en âge de procrée et encore plus faible pour une femme ménopausée. [résumé RP]

    La femme couche avec des sages-femmes. Elles choisissent une ou plusieurs marraines, un ou plusieurs parrains, les compères et commères,  pour assurer la paternité spritituelle (par opposition à la paternité charnelle) et la survivance des enfants, si ses parents venaient à mourir. Les nouveaux-nés sont baptisés dès la naissance du fait de la très haute mortalité infantile. La grand-mère est rarement présente du fait de l’espérance de vie faible et de la mortalité des femmes en couches très courantes. Les vieillards sont d’ailleurs plus nombreux que les vieilles, les veufs que les veuves. [résumé de SCB]

    A la naissance, la sage femme masse le corps de la petite fille d’une onction faite de roses pilées, de sel et de miel. […]La bonne nourrice doit être une femme jeune, mais pas trop, entre 25 et 30 ans. SCB

    D’autres enfants ont moins de chance, elles sont abandonnées par leur parents. Il  semble que les filles soient plus souvent condamnées à ce triste sort que les garçons.  L’effrayante mortalité infantile qui perdure toute la période ne doit pourtant pas laisser croire que les parents en sont pas affectés par la disparition de leur enfants. Les petites filles comme les garçons sont pleurés et enterrés avec soin. SCB

    Christine de Pizan, intellectuelle et écrivain renommée en son temps (1364-1431) se souvient avec émotion de sa mère et de son enfance:

    « Ainsi je fus fille nommée / Bien nourrie et bien choyée / De ma mère à joyeuse chère /Qui m’aima tant et tint si chère

    Qu’elle-même m’allaita /Aussitôt qu’elle m’enfanta /Et doucement en mon enfance / Me tint et par elle j’eus croissance. »

    La mère n’est pourtant pas le seul modèle offert à la petite fille. Les pères se montrent très attachés à leurs filles et n’hésitent pas à leur prodiguer des conseils. SCB [De très beaux textes écrits par des pères le prouvent NDLR]

    L’amour courtois

    amour_courtois-La beauté éveille l’amour. […] Tous les récits s’accordent au Moyen Âge sur le rôle desyeux dans la naissance de l’amour. […] Pour les clercs, il est , avant tout, l’amour de Dieu et du prochain, l’amour respectueux des enfants pour leurs parents et, en dernier lieu, le désir sexuel. […] Grâce aux savants arabes , traduits en Occident dès le XIIIème siècle, les médecins acquièrent une meilleure connaissance des organes génitaux et proposent même des conseils pour un art érotique. SCB

    Cet amour courtois place le chevalier devant un dilemne épineux: choisir entre le mariage, qui assure puissance et honneur, et le fin’amor, qui plie l’amant aux volontés de sa dame. Car dans le mariage, il ne peut y avoir d’amour, au sens courtois du terme. […] L’amant contemple la dame et s’éprend de sa beauté, une beauté  idéalisée, spiritualisée, presque angélique … SCB

    Celui qui veut être un amant véritable selon les règle de courtoisie doit révérer son seigneur, ne jamais blasphémer Dieu ni les saints, être humble envers tous et servir tout le monde, ne dire du mal de personne (les médisants sont exclus des châteaux de courtoisie), ne pas mentir, ne se moquer de personne, surtout pas des malheureux, éviter les querelles et faire son possible pour réconcilier ceux qui se disputent. RP

    Femme et éducation

    Tout comme les garçons, les petites filles ont droit au moyen âge à une enfance choyée. SCB

    Les filles sont élevées par leur mères qui leur apprenent à broder, à filer à la quenouille, ou à tisser des rubans sur des cartons tandis que leurs frères commencent leur apprentissage de chevalier. 7 ans est aussi l’âge où la petite fille peut être fiancée ou offerte à un monastère par ses parents. SCB

    C’est à la mère qu’il revient la charge d’éduquer sa fille avec tendresse, mais avec rigueur. Il faut surveiller les filles dès l’enfance, ne pas les laisser rêver à la fenêtre, mais les occuper à travailler pour qu’elles ne cèdent pas au démon de l’oisiveté. Elles doivent apprendre la modestie et la retenue. […] Les filles sont souvent plus savantes que les garçons occupés à l’apprentissage de la guerre. Vincent de Beauvais est favorable à l’instruction des filles. A la fin du XIII° siècle, le légiste Pierre Dubois va même jusqu’à proposer qu’elles apprennent le latin, les sciences et la médecine. SCB

    A Paris, en 1380, une enquête dénombre 21 maîtresse d’école. SCB

    Le plus ancien traité d’éducation est dû non à Rabelais, ni à Montaigne, mais à Dhuoda, […] composé au milieu du IXème siècle et nommé Manuel pour mon fils. […] Le premier principe qu’elle pose? Aimer: « Aime Dieu, cherche Dieu, aime ton petit frère, aime ton père, aime les amis et les compagnons au milieu desquels tu vis à la cour royale ou impériale, aime les pauvres et les malheureux.« RP

    Les femmes lisaient  plus que les hommes au Moyen Âge, dit le romaniste Karl Batsch. Il aurait pu aller plus loin et ajouter qu’elles ne se contentaient par de lire, mais que souvent elles-mêmes écrivaient et que ces manuscrits qui témoignent du savoir de leur époque ont souvent été copiés par des mains féminines. RP

    Beaucoup plus largement et habituellement, ce sont les couvents de femmes qui se chargent de l’éducation des filles, aussi souvent – ce qui ne peut manquer de nous surprendre- que celles des petits garçons. RP

    Au milieu du XIIIème siècle, Vincent de Beauvais, génial frère prêcheur au savoir encyclopédique, auquel le Roi Saint Louis a confié le soin de la bibliothèque et l’éducation de ses enfants, conseille d’apprendre les lettres aux filles comme aux garçons.[…]  Francesco da Barbona, qui en Italie où se fait déjà sentir l’influence de la Renaissance, parle de l’éducation en général, préfère qu’on apprenne aux filles « les tâches ménagères, faire le pain, nettoyer un chapeau, faire le beurre…  » A la Renaissance, l’instruction deviendra l’apanage des hommes. RP

    Nous saisissons […] le caractère antiféminisite de l’université qui dès sa naissance est un monde masculin uniquement. RP

    Femmes et religion

    L’ordre féminin connaît un immense succès : entre 1190 et 1250, ce ne sont pas moins de 88 abbayes de femmes qui voient le jour. […]Les abbesse de Moyen Âge sont souvent des femmes fortes, disposant d’un véritabl epouvoir au sein de l’Eglise mais aussi des éducatrices, des mécènes et des intellectuelles. SCB

    Vers les années 1140 -1150, un contemporain, et non des moindres puisqu’il s’agit de Suger, abbé de Saint-Denis, estime à 5000 les membres de l’abbaye de Fontevraut. Or c’est une abbesse qui est à leur tête et non un abbé. Les moines qui entrent dans l’ordre lui doivent obéissance et font profession entre ses mains.  […) De surcroît, les statuts qu’il [le fondateur de Fontevraut, Robert d’Arbrissel, NDLR] avait établis précisaient que cette abbesse devait être non pas une vierge, mais une veuve ayant eu l’expérience du mariage.

    D’autres types d’engagement telles que les béguines, les recluses ou les soeurs hospitalières offrent aux femmes diverses perspectives d’engagement: dans le monde ou hors du monde, pour l’éducation ou  le service des malades ou encore des pauvres.[résumé de SCB]

    Les abbesses ne sont d’ailleurs par les seules à se distinguer par leur savoir et leurs écrits. Parmi les simples religieuses, on relève des personnalités éclatantes. RP [puis citation de Mechtilde de Magdebourg, qui compose en 1250 un ouvrage mystique en langue vulgaire la Lumière de la Divinité, Herrade de Landsberg et Hildegarde de Bingen].RP

    La plus extraordinaire des moniales médiévales est sans conteste Hildegarde de Bingen. [résumé de SCB]

    Nous lui consacrerons un article ultérieurement car elle le mérite.

    Femme et économie

    La majorité des femmes connaissent la vie laborieuse, seule ou en famille, en ville et surtout à la campage.SCB

    Au sommet de la société urbaine, les épouses de patriciens et de riches marchants mènent une existence très proche de celle des aristocrates. L’essentiel de leur journée consiste à organiser la bonne marche de leur maisonnée, composée des membres de la famille, mais aussi d’une importante domesticité.[…] Ces femmes ne participent pas aux affaires de leurs maris. […] Quelques figures de femmes d’affaires et de marchandes apparaissent cependant dans les villes du nord de l’Europe à la fin du Moyen Âge, mais ce sont surtout des veuves.  SCB

    Après la Peste Noire qui ravage l’Europe en 1348, les filles disposent d’une offre de travail importante: elles peuvent quitter leur village natal pour un autre ou une ville, s’y engager comme servantes, épargner pour marier.SCB

    Christine de Pizan, intellectuelle et écrivain renommée en son temps, se met volontiers en scène dans ses écrits et raconte sa vie de femme mariée puis de veuve chargée de famille. Elle vit de sa plume avec l’aide de mécènes. Christine n’hésite pas à s’adresser aux femmes d’artisans pour leur conseiller de mettre la main à la pâte. [résumé de SCB]

    Dans l’Europe du Nord, en France, en Flandre, en Allemagne et en Angleterre, les femmes sont membres des guildes soit en succédant à leur maris décédés, soit en achetant un droit propre. A Strasbourg, au milieu du XVème siècle, on trouve des femmes inscrites dans les métiers de forgeron, orfèvre, voiturier, grainetier, tailleur ou encore tonnelier. A Paris, les femmes sont présentes dans de très nombreuses professions artistiques, elles sont six orfèvresses en 1292. SCB

    A parcourir les textes -hors de tout souci statistique s’entend- on trouve, à toute époque et dans toutes les régions, des femmes activement mêlées à la vie économique. En Champagne, au début du XIIIème siècle, la comtesse Blanche, qui est veuve, administre son domaine comme l’aurait fait son époux, et par exemple, fonde une ville neuve en s’associant pour cela avec l’abbé de la Sauve. En Gironde, à propos du seul péage du port de la Réole, on assiste à trois ventes de droits qui, dans la première moitié du XIVème siècle, sont faites par des femmes, dont deux sont des femmes mariées, Guilelma de Penon et Boudoine Duport et qui agissent sans mentionner le consentement de leur époux.  RP

    Où l’on est surpris de rencontrer des femmes, c’est dans les métiers du métal. […] En Angleterre, le brassage de la bière est presque exclusivement aux mains des femmes. Et à Lille le métier de brocanteur groupe beaucoup plus de femmes que d’hommes. […] Dans toutes les régions de France c’est par centaiuns, par milliers, qu’on relèverait, de même, cette sorte de parité de fait existant entre hommes et femmes dans l’administration des domaines. RP

    La vie à la campagne mêle plus les occupations de la femme et de l’homme; ils restent proches l’un de l’autre en toutes leurs activités. RP

    Femmes et pouvoir

    L’exercice du pouvoir suprême ne les empêche pas pour autant d’être pleinement femmes. Elles n’ont aucunement le souci d’imiter ou de copier un modèle masculin. […] Blanche de Castille arrivant au siège du château de Bellême en 1229, constate que l’armée est littéralement paralysée par le froid; elle fait aussitôt tailler du bois dans les forêts alentour et réchauffe ses gens qui retrouvent du même coup leur ardeur pour terminer un siège traînant depuis plusieurs semaines.

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    De même chez Jeanne d’Arc, trouve-t-on en même temps que l’élan au combat, la tendresse de la femme quand elle se penche vers un Anglais blessé et un bon sens quasi maternel devant une armée qui se bat depuis l’aube:

    « Reposez-vous, mangez et buvez.« :

    après quoi, ce 7 mai 1429, ses compagnons enlèvent la bastille des TOurelles, objet de leurs assauts. RP

     

    SOURCES : http://womanattitude.com/femme-au-moyen-age/

     

     

     

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    Au Moyen âge en France....

    Femmes sans maris, femmes sans honneur....

     

    Seul le statut d’épouse ou de mère est valorisé et reconnu et respecté ( ? ) encore maintenant
    parce qu’on respecte l’homme avant....et la “propriété” de l’homme....
     
    Les femmes victimes de ses viols sont rarement des fillettes car l’homme sera réprimé très sévèrement, ni des femmes de milieu aisée car cela peut être parfois considéré comme un crime.
     
    Le plus souvent, les victimes sont des femmes célibataires, des veuves ou des épouses délaissées, des femmes qualifiées de déshonnêtes car elles n’ont plus de maris.
     
    Seul le statut d’épouse ou de mère est valorisé et reconnu.
     
    Ces femmes sont souvent issues de milieux démunis, servante ou épouse d’ouvrier car la sanction sera faible voire inexistante.
    Par conséquence,
    La femme est diffamée par le viol, elle y perd son honneur
    (la Fame Publica).
     
    Ainsi, une femme célibataire aura des difficultés à trouver un époux et une femme sera vraisemblablement abandonnée par son mari.

     


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  • Puritaines? Vraiment?

     


    The_Scarlet_Letter_by_aru_loverPROSTITUTION : QUI SONT VRAIMENT LES PURITAINS ?

    Par Sporenda

        Il est pratiquement impossible de trouver un article défendant la prostitution où ne figure pas  le qualificatif de « puritaines » employé pour désigner les abolitionnistes.

    Bien sûr, la plupart de ceux qui lancent ce mot dans le débat n’ont pas la moindre idée de ce qu’était le puritanisme historique et semblent croire que ce mot est synonyme  de répression sexuelle et de croisade contre la prostitution.

    Dans le contexte actuel où le vote de la loi Olivier a exacerbé ces accusations de puritanisme, il est important d’examiner la relation entre puritanisme et prostitution et en particulier de déterminer si les Puritains étaient aussi opposés à la prostitution et aussi « réprimés sexuellement » que semblent le croire les anti-abolitionnistes.

    QUI ETAIENT LES PURITAINS, BREF RAPPEL HISTORIQUE …

    Queen_Victoria_1887En Grande-Bretagne, l’ère victorienne — qui consacre le triomphe  des valeurs  familiales bourgeoises en réaction  aux « mœurs licencieuses »  de l’aristocratie  sous la Régence-  est considérée comme l’ère puritaine par excellence.

    Il est alors prescrit aux femmes « bien » de se consacrer entièrement à leurs devoirs de mère et d’épouse : renvoyées  à la sphère domestique, elles n’ont pas d’existence civile, sont totalement dépendantes de leurs maris et leur assujettissement conjugal a rarement été aussi complet. Les biens de la femme deviennent propriété du mari lors du mariage et le restent même si elle quitte le domicile commun pour échapper à ses violences, et dans ce cas il a le droit de la kidnapper pour la récupérer et de la séquestrer.

    victorian colour 04Ces épouses bourgeoises peuvent d’autant mieux se consacrer  à leur vocation d’« anges du foyer » qu’elles sont  censées ne pas ressentir de désir sexuel, ou peu : « the majority of women are not much troubled by sexual feelings of any kind” écrit le vénérologue William Acton ( “The Functions and Disorders of the Reproductive Organs”). Qui ajoute: « l’amour du foyer, des enfants et des devoirs domestiques sont les seules passions qu’elles ressentent ».

    C’est une idée communément admise alors que « les femmes sont pures mais pas les hommes » car elles ne sont pas soumises  à la tyrannie des instincts sexuels (William Makepeace Thackeray, auteur du roman qui a inspiré le film « Barry Lyndon »,   »Pendennis”). De ce fait, elles sont  assignées au rôle de gardiennes de la morale—c’est elles qui doivent purifier  les hommes et les garder sur le droit chemin,  notamment par les liens sacrés du mariage. Et c’est justement parce qu’elles sont pures que le Premier ministre Gladstone affirme qu’elles ne doivent pas voter : la brutalité des joutes politiques offusquerait leur délicate sensibilité. Cette notion de la femme sans libido est un apport du puritanisme victorien et n’était pas généralement admise au XVIIIème siècle.

    Si les épouses sont tenues à la fidélité conjugale, les époux continuent par contre d’avoir toute liberté de pratiquer tous types d’ébats sexuels  avec des femmes autres que la leur, et la loi  sur le divorce (passée en 1858) qui ne reconnaît pas l’adultère de l’homme comme motif de divorce–contrairement à celui de la femme–sanctionne cette liberté.

    corsetsDes autorités religieuses de l’époque peuvent bien porter une condamnation morale contre la prostitution mais aucun victorien ne songe sérieusement à s’y opposer : elle est jugée regrettable mais  inévitable, « un mal nécessaire pour protéger la pureté des filles et des femmes et la sainteté du mariage », écrit encore Acton. S. Kent précise que  ce mal nécessaire « protège les femmes pures qui sinon pourraient involontairement provoquer le mâle à les violer » (Susan Kent, “Sex and Suffrage in Britain”).

    Le même auteur ajoute qu’elle est absolument indispensable parce qu’elle sert une finalité biologique : elle répond à «  l’urgence des pulsions  masculines et à la  nécessité de les soulager ».

    Dans ce discours victorien, les pulsions sexuelles masculines sont à la fois impératives et fondamentalement dangereuses : les hommes sont « par nature » sexuellement agressifs, aucune femme n’est à l’abri, et si cette agression sexuelle tous azimuths n’était pas canalisée, les femmes respectables elles-mêmes pourraient en être la cible.

    imagesCet argument de la prostitution qui protégerait les femmes contre le viol figure toujours en vedette dans l’argumentaire des défenseurs actuels de la prostitution. Et selon eux, ce risque de viol proviendrait  identiquement des « pulsions masculines incontrôlables ». Dans la version moderne, les hommes seraient esclaves de  leur testostérone (ou de la nécessité physiologique de vider leurs testicules), régis par des déterminismes biologiques qui les poussent à commettre des violences sexuelles et  qu’ils seraient impuissants à maîtriser.

    Evidemment,  le postulat des pulsions sexuelles, même  dangereuses,  qui ne doivent  pas être réprimées ne concerne ni les femmes, ni les homosexuels ni les hommes de couleur.

     Dans une telle situation où tout homme pourrait violer n’importe quelle femme, le droit de propriété  exclusif des maris sur leurs épouses ne serait plus garanti, ce qui déchaînerait  des  affrontements  pour la possession des femmes : la solidarité masculine serait rompue.

    article-2157884-13907C1D000005DC-781_638x489Pour concilier préservation du pacte patriarcal  et soulagement pulsionnel masculin, le discours victorien  préconise que celui-ci soit dirigé vers certaines catégories de femmes dont le viol est jugé sans conséquence : celles qui appartiennent aux classes inférieures qui—ça tombe bien—sont considérées à l’époque comme hypersexuées, donc faites pour ça.

    Dans cette logique, une catégorie de femmes –les putains—est désignée comme cible légitime des agressions sexuelles masculines et doit être sacrifiée pour préserver l’autre—les épouses ; cette nécessité de « faire la part du feu » en définissant deux types de femmes, celles que l’on peut violer et celles  que l’on ne peut pas violer, est clairement exprimée dans des textes de l’époque qui constatent que, regrettablement, le « sacrifice des femmes pauvres à la lubricité masculine » est inévitable.

    C’est le fait même que le puritanisme victorien fétichise la pureté des femmes tout en légitimant le libertinage des époux qui rend indispensable l’existence d’une classe de prostituées censées servir d’abcès de fixation aux pulsions masculines. Loin de s’opposer à la prostitution, les victoriens  la considèrent  donc comme absolument indispensable à la protection de la chasteté féminine, de la famille et de l’ordre moral.

    Unknown-1Dans la vision puritaine de la prostitution, celle-ci n’est pas  un simple privilège masculin, elle est une institution d’utilité publique (4 On trouve originellement cette conception de la prostitution comme mal nécessaire pour le bien commun  dans des écrits chrétiens comme ceux de Saint Augustin et Saint Thomas d’Aquin..)

    Si cette question de la prostitution préoccupe beaucoup les victoriens, ce n’est pas parce qu’ils veulent la réduire  mais au contraire l’organiser et la réglementer.  C’est ce qui est fait avec  les « Contagious Diseases Acts » dès 1864, passés dans le but  d’augmenter le contrôle social sur les prostituées, vues comme dangereuses à cause des maladies vénériennes qu’elles sont censées propager et de la criminalité qui se développe autour de leur commerce.

    La seule prostitution que les législateurs veulent  faire disparaître, c’est la prostitution de rue qui crée des désordres et dont la vue les choque : ils veulent la rendre invisible en obligeant les prostituées à exercer  dans des lieux clos. Ils veulent aussi que disparaisse la prostitution « sauvage » et pour cela,  les filles  devront être enregistrées auprès des services de police. D’après les historiens, ces réformes n’auront guère pour résultat que d’augmenter le pouvoir des proxénètes sur les « filles publiques ».

    images-1Bien sûr, si l’Angleterre et la France (dont s’inspirent les Anglais) sont prises alors d’une véritable frénésie règlementariste, ce n’est pas pour protéger les prostituées.  Ce qui motive l’approche règlementariste, c’est  la protection des hommes, en particulier de leur santé en tant que  clients susceptibles d’être infectés par des MST : des informations alarmantes circulent sur le taux de contamination de la population masculine, en particulier des soldats : 1 sur 3 serait affecté, la syphilis saperait l’aptitude au combat de  l’armée britannique et produirait des individus dégénérés. Suite aux Contagious Diseases Acts, les prostituées enregistrées ayant pour clients des soldats ou des marins sont désormais soumises à des visites médicales régulières  et la police peut contraindre à un examen médical et à un séjour prolongé en hospice toute femme prostituée ou suspectée de l’être. Examen qui ne concerne évidemment pas les clients  responsables de leur contamination.

    Cette idée que la prostitution est socialement  utile  mais doit être encadrée  par des règlements  stricts pour réduire ses nuisances (comme le racolage dans les quartiers bourgeois)  est toujours soutenue par les anti-abolitionnistes. Bien que le règlementarisme historique n’ait pas davantage réussi à faire disparaître la prostitution sauvage qu’à réduire la propagation des maladies vénériennes, un mouvement néo-règlementariste a fait sa réapparition il y a une vingtaine d’années et ses positions ont  obtenu gain de cause dans plusieurs pays.

    Ceux qui sont revenus au  règlementarisme malgré l’échec de celui-ci au XIXème siècle ont connu les mêmes résultats : une explosion de la prostitution, légale mais surtout illégale, accompagnée d’un développement exponentiel des réseaux de trafic et de proxénétisme et de la criminalité qui en découle. Et les Eros Centers installés dans les centres urbains n’ont  pas davantage amélioré la condition des personnes prostituées que les bordels d’autrefois .  

     STIGMATISATION

    images-1Dans l’Angleterre victorienne, les prostituées sont plus que jamais méprisées—les termes utilisés pour les désigner sont « femme tombée », « pariah », « dépravée », « perverse »   et « lépreuse »–elles sont vues  comme des tentatrices qui piègent les mâles innocents ou au mieux comme des pécheresses à ramener dans le droit chemin.

    Leurs clients, en revanche, bénéficient d’une complète indulgence sociale : « on ne peut faire de comparaison entre les prostituées et les hommes qui les fréquentent : pour l’un des sexes, l’offense est commise pour l’appât du gain, pour l’autre, c’est une faiblesse  due à une pulsion naturelle » écrivent les auteurs du rapport de la Commission Royale sur la prostitution en 1871.

    Ce discours qui excuse les clients et accable les prostituées  comme seules causes de l’existence de la prostitution parait  contradictoire puisqu’il identifie sexualité masculine et agression sexuelle. Mais lorsque des hommes commettent des actes sexuels « immoraux », y compris avec des enfants, ils sont exonérés de toute responsabilité et l’immoralité est le fait des victimes puisque l’opinion reçue est qu’ils ont été séduits et provoqués.

     Au 21ème siècle, non seulement  ce sont toujours les femmes économiquement vulnérables qui fournissent  les gros bataillons de la prostitution mais le discours qui excuse  les acheteurs de rapports sexuels tarifés et  stigmatise les prostituées qui les vendent est toujours en place, avec  peu de changements.

    Ceux qui soutiennent que la prostitution est « un métier comme un autre » considèrent en fait que la prostitution est surtout « un métier pour les autres » : pour les pauvres et les immigrées, pas  pour les femmes de leur famille ou de leur classe sociale. A Pascal Bruckner, tenant de la thèse « un métier comme un autre », un écrivain connu avait  répondu que « dans ce cas-là sa fille pourrait le faire ». Bruckner a fait un procès à l’auteur et au magazine qui l’avait publié et  l’a gagné.

    De même que persiste  le discours qui innocente les agresseurs sexuels en invoquant la provocation de la part de celles qui en sont victimes.

    DOUBLE STANDARD

    Unknown-3

    Deux poids deux mesures: le puritanisme victorien  incarne une version  exacerbée du double standard. Aux femmes destinées à être des épouses, la  sexualité conjugale reproductrice « vanille », toute autre forme d’expression sexuelle  leur vaut d’être socialement ostracisées, voire excisées : l’ablation du clitoris était pratiquée par certains médecins victoriens pour « guérir » des femmes diagnostiquées comme hystériques, masturbatrices ou nymphomanes.

    Seules les prostituées et les femmes des classes inférieures sont vues comme possédant ces «bas  instincts» sexuels ; hypersexuées, elles sont considérées comme physiologiquement différentes des femmes honnêtes.

    Fantasmes dont il reste quelque chose chez  des avocats actuels de la prostitution qui prétendent que si certaines femmes se prostituent, c’est parce qu’elles « aiment ça ».

    RÉPRESSION SEXUELLE DES FEMMES

    Le puritanisme n’est donc pas du tout une répression tous azimuths de la sexualité ; en fait, seule la sexualité féminine est réprimée :

    -       réprimée chez les bourgeoises  que le discours victorien prétend  dénuées de libido, tout en affirmant contradictoirement qu’elles doivent être sévèrement punies si elles persistent à en avoir une.

    -       réprimée chez les prostituées dont la sexualité n’est reconnue que dans la mesure où celle-ci se limite à satisfaire les exigences sexuelles de leurs clients.

    Dans les deux cas, la possibilité que la sexualité féminine puisse être autodéterminée et autocentrée est  impensable ; dans l’idéologie victorienne, seule la libération des pulsions masculines est licite et les femmes n’en sont que le réceptacle.

    ÉROTISATION DE LA SUBORDINATION

    Pour le victorien, c’est  le fait même que les prostituées sont dégradées—par leur activité, par leur sexe, leur classe sociale—qui les rend sexuellement excitantes : le désir éprouvé pour une femme est directement proportionnel à son infériorisation.

    Freud, victorien typique, a parlé à ce sujet du besoin masculin d’un « objet sexuel rabaissé » : l’homme ne peut ressentir d’excitation sexuelle que s’il méprise sa partenaire, la subordination est non seulement érotisée, elle est la condition même de l’érotisation.

    En conséquence, la sexualité victorienne radicalise l’opposition maman/putain , le puritain-type veut que sa femme soit pure et irréprochable et que sa « pute » (diraient les 343 salauds) soit  dépravée  et lubrique ; c’est l’homme  respectable qui va au bordel le samedi soir et le dimanche matin au temple : Dr Jekyll et Mr Hyde. Ce n’est pas un hasard si le personnage à deux faces de Robert Louis Stevenson a été inventé en pleine ère victorienne.

    Unknown-1Le revers de toutes les sociétés puritaines proposant un idéal de moralité inaccessible est évidemment l’hypocrisie : « les hommes aiment une classe de femmes, leurs épouses, mais ils ont recours à des prostituées pour le sexe, tout en prêchant la pureté pour leurs femmes ». remarque W. R. Greg (5. W.R Greg, “Prostitution”, The Westminster Review, 1850). Tel avocat de la pureté des épouses comme Patmore, qui célèbre dans ses écrits la figure de l’épouse « ange du foyer » avait une très importante bibliothèque pornographique : beaucoup de victoriens violaient secrètement le code moral qu’ils préconisaient.  Ce qui est condamné socialement, ce n’est pas tant le vice—tant qu’il reste caché–, que sa révélation, qui provoque le scandale.

    Même si la distinction entre ces deux catégories maman/putain est un peu brouillée de nos jours, de nombreux de clients modernes de la prostitution arguent qu’ils ont certains fantasmes qu’ils n’osent pas ou ne veulent pas demander à leur compagne de réaliser, précisément parce qu’ils  la respectent.  Ou ils confient qu’ils ne désirent plus leur femme , trop convenable pour être excitante, d’où leur recours à des prostituées.

    Dans les deux cas, ils laissent entendre qu’ils ne peuvent atteindre une excitation sexuelle intense qu’avec une femme de statut social et moral dégradé : c’est l’existence d’un différentiel hiérarchique entre eux et leur partenaire qui conditionne leur érection, à la différence de genre venant s’ajouter  celles de classe et –suite à la globalisation– de « race ».

    Pour ces hommes, la sexualité sert toujours à acter leur statut de dominant, tout rapport sexuel fonctionne ainsi implicitement ou explicitement sur un schéma SM, et la jouissance sexuelle est surtout la jouissance  du sentiment de pouvoir que leur procure  le rapport sexuel.

    Bien plus, pour nombre de clients de la prostitution moderne, le recours aux prostituées est recherché comme donnant accès au seul espace (avec le porno) encore non  contaminé par les principes d’égalité des sexes, où ils peuvent retrouver le degré de soumission féminine qui existait dans les sociétés du XIXème siècle et dont ils regrettent amèrement  la disparition.

    PEUR D’UNE SEXUALITÉ FÉMININE AUTONOME

    Entre frigide et insatiable, clairement, la sexualité féminine est anxiogène pour les victoriens; dans leur vision, la femme enjôleuse et  tentatrice laissée libre d’utiliser son pouvoir sexuel à sa guise peut faire tomber l’homme dans ses filets, le manipuler comme un pantin  et l’évincer de sa position de dominant.

    Unknown-5Les images de femmes fatales, dominatrices et « castratrices » abondent dans la peinture de l’époque : Messaline, Salomé, Dalilah, etc. Ces figures  maléfiques expriment la « panique morale » masculine devant tout  possibilité d’autonomie  sexuelle féminine, hypothèse absolument terrifiante dans les sociétés puritaines–chrétiennes comme musulmanes.

    Que le corps et la sexualité des femmes puissent échapper au contrôle des hommes, non seulement c’est une menace pour l’autorité et l’ordre rationnel masculins  mais cela met en péril  la virilité même : face à des femmes sexuellement  non soumises, les hommes ont peur de ne plus avoir d’érections–l’égalité des sexes empêcherait de bander.

    Unknown-6Evidemment, dans  cette conception où le rapport sexuel présuppose et confirme l’inégalité des partenaires, la sexualité est complètement phagocytée par le politique : il ne s’agit pas tant de jouir sensuellement du corps de l’autre que d’affirmer son pouvoir sur lui.

    Ces peurs et ces fantasmes sous-tendent encore l’argumentation des rétrogrades qui défendent la prostitution au 21ème siècle :

    -  désir de contrôler le corps des femmes—la loi espagnole interdisant l’avortement témoigne que ce désir n’a pas disparu et  ne demande que des circonstances favorables pour s’exprimer.

    - désir de contrôler la sexualité des femmes : dans la prostitution, en payant ; dans les rapports hétérosexuels, en imposant comme « sexualité » une sexualité masculine centrée sur la pénétration.

    - désir de continuer à disposer d’une catégorie de femmes vouées à les servir sexuellement.

    - revendication de l’inégalité comme indispensable au désir, peur d’être dévirilisé par la montée en puissance des femmes , toute manifestation d’indépendance féminine conjure un fantasme d’impuissance sexuelle,  qui signifie perte de pouvoir tout court :  des hommes devenus impuissants  perdraient nécessairement toute autorité sur les femmes.

    NO LIMITS NO LAWS

    Dans la gestion de la sexualité puritaine, à la répression obsessionnelle de  la sexualité féminine  répond la libération encouragée et organisée des pulsions masculines, posées comme non  négociables. Hormis le droit de propriété des autres hommes sur leurs femmes, certains soucis d’hygiène et d’ordre public  et le respect des convenances, non seulement rien ne doit en entraver ou  restreindre l’expression mais tout doit être fait pour qu’elles puissent être assouvies partout et toujours.

    Aux hommes, une large gamme d’options sexuelles est offerte, pourvu qu’ils puissent payer. Malgré –ou à cause—de la réprobation  exprimée par les autorités morales et religieuses, la prostitution prospère: la seule ville de Londres, selon la revue médicale ‘The Lancet’, aurait compté environ 80 000 prostituées (pour 2,3 millions d’habitants) en 1887, soit deux fois plus que le nombre actuel de prostituées estimé par l’OCRTEH pour toute la France.

    A l’apogée du puritanisme victorien correspond donc une apogée de la prostitution,  les années 1850 ont été nommées « the golden years of prostitution » par des historiens.

    La prostitution est omniprésente dans les rues des grandes villes anglaises : les salaires de misère payés aux jeunes ouvrières les obligent pratiquement à se prostituer pour survivre.

    Contre argent, toutes les perversions peuvent être satisfaites, il existe des bordels pour tous les goûts : SM, homosexuels, petites filles ou petits garçons, etc. L’âge requis pour le consentement était 13 ans, et la plupart des prostituées entraient dans le métier vers 11/12 ans.

    L’apparition de la photographie entraîne aussi une production considérable de matériel pornographique déclinant pareillement toute la gamme des fantasmes masculins : SM, inceste, viol, pédophilie, orgies. Des « bottins » sont publiés régulièrement listant des centaines de prostituées, avec leurs photos, leurs spécialités et leurs tarifs : l’ère victorienne est aussi un âge d’or de la pornographie.

    Cora1Les hommes respectables osent les pires violences sur les enfants et les femmes pauvres sans encourir de  réprobation ou de sanction sociale : la courtisane Cora Pearl raconte dans ses mémoires comment à l’âge de 13 ans, ayant été abordée dans la rue par un bourgeois qui lui offrit d’aller manger des gâteaux dans un café, elle perdit connaissance après avoir bu une limonade et se retrouva quelques heures après dans un lit avec du sang entre les jambes.

    L’auteur inconnu de « My Secret Life »,  journal de sa vie sexuelle tenu par un riche bourgeois dont l’identité n’a pas été élucidée,  raconte sans aucun embarras comment, contre argent comptant, il peut régulièrement violer des petites filles de 10 ans (6.  My Secret Life (1888), Walter http://en.wikipedia.org/wiki/My_Secret_Life_(erotica)). Rien n’est fait pour réprimer de tels comportements, la loi reste en dehors de la sphère privée,  les conduites masculines les plus abjectes sont sanctuarisées par le pouvoir de ceux qui s’y livrent, et les victimes se taisent.

    William_Thomas_SteadCe n’est que vers les années 1880 qu’une vraie mise en cause de la prostitution des enfants se fait jour dans l’opinion, suite en particulier à une série d’articles écrits par le journaliste W.T. Stead  intitulés « The Maiden Tribute of Modern Babylon » (7.  W.T. Stead, “The Maiden Tribute of Modern Babylon”, Pall Mall Gazette, juillet 1885). Celui-ci avait été écoeuré de découvrir à quel point  ces pratiques pédophiles étaient répandues, et surtout que les autorités en étaient pleinement informées mais fermaient les yeux eu égard au rang social des pédophiles. Ses évocations des « chambres capitonnées où des débauchés des classes supérieures  pouvaient  …se délecter  des cris d’un enfant en bas âge » font l’effet d’un électrochoc sur l’opinion, les législateurs réagissent et cette campagne aboutira au passage de la « Criminal Law Amendment Act » de 1885.

    Suggérer comme le font  les pro-prostitution actuels que puritanisme = abolitionnisme et répression sexuelle est donc un contresens total : en fait, le puritanisme est un fondamentalisme patriarcal, la pureté sexuelle chère aux puritains n’est réellement exigée que des femmes et cette injonction de pureté permet de maximiser le contrôle masculin et la répression sexuelle dont elles font l’objet.  Andrea Dworkin a très bien compris que le puritanisme n’était qu’une ruse patriarcale, une « stratégie masculine  pour garder le pénis caché, tabou et sacré ».

    Corrélativement, si la prostitution fait l’objet d’une condamnation  hypocrite dans les sociétés dites puritaines, elle y bénéficie en réalité d’un large soutien social et institutionnel.

    Epouses  plus ou moins asexuées pour le service domestique et reproductif et  « filles publiques » hypersexuées pour le service sexuel : « le code victorien est fondé sur le partenariat prostitution/mariage ».

    bordel-ok copieJ’ai pris pour exemple le puritanisme victorien mais des systèmes de prescriptions et d’interdits similaires axés sur la même obsession de la pureté féminine encadrent les femmes dans toutes les sociétés puritaines, aux Etats-Unis à la période coloniale comme dans des cultures  non occidentales. On sait par des exemples récents que les bordels et la prostitution de rue ne disparaissent pas  dans les pays où des régimes  fondamentalistes ultra-religieux mettant en oeuvre un contrôle très strict des femmes arrivent au pouvoir : la prostitution (par exemple sous la forme coranique du mariage temporaire) n’a pas disparu en Afghanistan au temps des talibans et pas davantage en Egypte sous le gouvernement Morsi. En Turquie, les fondamentalistes religieux de l’AKP (le parti d’Erdogan) loin de chercher à abolir la prostitution, l’ont réglementée : les sociétés puritaines, patriarcales et misogynes,  s’accommodent fort bien de l’institution patriarcale et misogyne qu’est la prostitution.

    QUI SONT VRAIMENT LES PURITAINS ?

    Et donc, face aux  accusations de puritanisme lancées par les pro-prostitution contre les féministes abolitionnistes, on doit poser la question : qui sont vraiment les  puritains ?

    Les anti-abolitionnistes prétendent présenter comme un choix libérateur, moderne et porteur d’empowerment une institution patriarcale plurimillénaire qui, avec le mariage traditionnel,  organise la domination des hommes sur les femmes depuis des siècles.

    Leur défense de la prostitution repose, avec peu de changements, sur les mêmes archétypes ancestraux et est calquée— parfois mot pour mot—sur celle des puritains victoriens.

    Unknown-4Ils se prétendent pro-sexe mais considèrent que leur satisfaction sexuelle exige la destruction de la sexualité des prostituées et la restriction  de celle des autres femmes, uniquement autorisées  à jouir d’être dominées (cf. Fifty Shades of Grey).

    Inversion patriarcale caractérisée : alors que le puritanisme a pour conséquence de renforcer le contrôle masculin sur la sexualité féminine, ils  accusent de puritanisme les féministes qui veulent au contraire libérer les femmes de ce contrôle.

     ANTISEXE OU ANTI-AGRESSIONS SEXUELLES ?

    Qui accuse les féministes d’être puritaines et  antisexe ?

    imagesAvant Antoine, Elisabeth Lévy, Caubère & co, les défenseurs de DSK ont crié au « retour du puritanisme » quand leur héros a été inculpé pour tentative de viol. Parmi eux, de grands démocrates et hommes de gauche comme Jean-François Kahn et Jack Lang  ont montré en quel mépris ils tenaient les femmes  et les lois républicaines punissant le viol dès lors que solidarité masculine et copinages politiques étaient en jeu.

    A cette occasion, les medias ont repassé en boucle  les inusables clichés  de comptoir sur le puritanisme des Américains qui— violence inouie  —ont osé arrêter un suspect de viol présidentiable.

    Les mêmes accusations de puritanisme ont été lancées par les supporters de Roman Polanski (qui sont  à peu près les mêmes que ceux de DSK): comment—disaient-ils–  pouvait-on tenir rigueur à ce grand artiste de quelques lointaines incartades ?

    Pour eux, le scandale n’était pas qu’un homme ayant violé une gamine de 13 ans ait échappé si longtemps à la justice américaine mais que celle-ci ait considéré qu’un artiste riche et célèbre n’était pas pour autant  au-dessus des lois : anathème en France, où  au contraire le fait de faire partie de l’élite est censé vous conférer protections et passe-droits.

     

     

     

     

     

    Et tout récemment on retrouve ces accusations sous la plume de Gabriel Matzneff et de ses fans,  indignés qu’une pétition ait été lancée contre l’attribution du Prix Renaudot à cet avocat enthousiaste de la pédophilie qui déplorait dans un de ses livres que la bourgeoisie ait érigé un «mur de protection moralisatrice puritaine autour des adolescents ».

    Ces accusations de puritanisme ont toujours accompagné le féminisme : les suffragettes étaient déjà traitées de prudes quand elles dénonçaient incestes et viols d’enfants et voulaient faire relever l’âge du consentement à 16 ans.

    Et donc :

    Dès que les féministes prétendent dénoncer le harcèlement sexuel, le viol et la pédocriminalité et demander que les lois censées les punir soient vraiment appliquées, le chœur des prédateurs sexuels et de leurs admirateurs donne de la voix et hurle au puritanisme.

    Que soit dénié aux hommes le droit de violer et de violenter impunément est  présenté  comme une atteinte insupportable à leur liberté.

    Que soit mis en cause leur droit inconditionnel à  disposer d’une sous-classe de femmes sexuellement à leur service est vécu comme  un déni de justice.

    Que certaines osent simplement suggérer que non, les femmes ne sont pas  obligées d’avoir des rapports sexuels à la demande ou d’accepter des pratiques pornos dégradantes  constitue  pour eux une « attaque contre la sexualité masculine ».

    Unknown-2Est ainsi qualifiée de puritaine (ou coincée, ou frigide, ou prude), toute femme qui refuse ou pose des limites aux exigences sexuelles masculines. Dans cette stratégie d’intimidation très efficace, toute femme qui ne se soumet pas  est désignée comme « anti-sexe », toute dénonciation des violences sexuelles est qualifiée de «retour à l’ordre moral».

    Dénoncer les violences sexuelles masculines n’est pas être anti-sexe. Si certains hommes voudraient nous le faire croire, c’est justement parce qu’ils confondent sexualité masculine et agression sexuelle.

    Pour ces hommes, même s’ils font mine de les accepter publiquement,   les principes d’égalité des sexes ne sont que des mots vides de sens et les lois punissant les violeurs et les pédocriminels des chiffons de papier qu’il n’a jamais été question d’appliquer vraiment ; 

    la seule loi  qui compte à leurs yeux, celle qui prime  sur toutes les autres, c’est le droit patriarcal intangible d’accès sexuel au corps des femmes.

    SPORENDA

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  • La chevelure féminine : tout un symbole

    Les textes et pratiques religieuses qui interdisent à la femme de montrer ses cheveux sont à l’origine de cette confusion entre chevelure et sexualité.

    Qu’advint-t-il de Samson sans sa chevelure ? Il perdit sa virilité lorsque Dalila lui coupa ses cheveux. Pour de nombreuses civilisations, raser les cheveux d’une personne est un signe de mutilation et de propriété : le scalp des Indiens avait ce sens.

    Mais, tantôt, le geste de refuser de se couper les cheveux, comme les hippies, fut une marque de rébellion, tantôt, le geste de se les raser marque une prise de position vis à vis de la société, comme pour les skinheads.

    Un interdit religieux

    La longue chevelure d’une femme est, depuis la nuit des temps, chargée d’une dimension charnelle et érotique.

    Les textes et pratiques religieuses [1] interdisent explicitement à la femme de montrer sa chevelure, comme s’il s’agissait là d’une exhibition indécente de son intimité sexuelle, sont à l’origine de cette confusion entre chevelure et sexualité.

    Ce fut la raison pour laquelle pendant bien longtemps, les femmes ne sortaient jamais sans chapeau et se couvraient la tête lorsqu’elles pénétraient dans une enceinte religieuse. De nos jours, les femmes des pays musulmans sont encore astreintes au port du voile pour dissimuler leurs cheveux, et le pouvoir de séduction qu’on leur attribue.

    C’est pourquoi couper ou tondre les cheveux féminins a toujours été pratiqué dans le but d’humilier, de mutiler la femme de ce qui la caractérise.
    Lors de la Libération, les françaises qui avaient eu des relations avec des allemands, ont ainsi connu le supplice du crâne rasé. Cette tonte leur ôtait cette « féminité » dont on jugeait qu’elles avaient abusé.
    Les tontes pratiquées autrefois dans les couvents avaient également pour but d’ôter tout attrait aux nonnes, en les assexuant.

    La longue chevelure, apanage de la femme ?

     


    Les interdits religieux, généralement inconscients, demeurent bien vivaces. Car si la religion a vu sa pratique tomber en désuétude, elle a cependant profondément gravé ses tabous dans nos valeurs. Si la société s’est laïcisée, et qu’il n’y a plus de raison désormais de cacher sa chevelure, celle-ci n’a pas rien perdu de sa connotation érotique.

     

    La norme sociale est lontemps restée sur le modèle des cheveux longs pour la femme, courts pour l’homme, et nombreuses sont les actrices et les modèles qui mirent en valeur la longue et épaisse chevelure, symbole de sensualité et de féminité.

    Les années folles et la mode des cheveux courts lançée par ces premières femmes émancipées, qui furent d’ailleurs appelées « Les Garçonnes », signe un tournant, et une tentative de se libérer de ces carcans. La féminité ne se résume pas à une chevelure : encore heureux !

    Inversement les cheveux longs des années 70 portés aussi bien par les hommes que par les femmes, ont achevé de défaire ce cliché. La longueur du cheveu n’est effectivement pas un critère de sexe.

    Pourtant, aujourd’hui encore, la chevelure d’une femme est souvent perçue comme le côté troublant de sa féminité. Même si plusieurs savent jouer avec des coupes courtes tout aussi sensuelles, sans être à leur tour taxée de « garçonnes », elles sont souvent perçues comme moins « féminines ».


    [1Lire à ce sujet : 

    « Si la femme ne porte pas de voile, qu’elle se fasse tondre ! »et Interdiction de se raser la tête.

     

    http://www.tetue.net/la-chevelure-feminine-tout-un-symbole

     


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    La femme, cette sorcière !

    Moyen-âge occidental XII-XVIe siècle...

     
    Pourquoi parlait-on bien davantage de « sorcières » que de « sorciers » ?
    On a brûlé trois ou quatre femmes pour un homme, estiment aujourd’hui les historiens. Entre 1576 et 1606, un juge Lorrain condamna à périr par le feu deux à trois mille sorcières.
    Un véritable gynécide !
    Sorcières au bûcher
     
    Entre le XIIIe et le XVe siècle, des milliers de femmes furent brûlées vives sur les places publiques.
     
    C’est qu’en cette époque fortement misogyne, la femme est considérée comme étant une créature maligne : une créature sans âme, animale, complètement livrée à la sensualité et au plaisir charnel.
     
     
     
    La sexualité était une véritable obsession pour l’ensemble de l’institution ecclésiastique, en cette fin de moyen-âge.
     
    La propension de la femme au plaisir charnel constitue donc, à leurs yeux, la source du mal qu’il faut exterminer.
    D’une façon générale, la femme est possédée : elle est du côté de la vie, du corps, de la nature — de Satan donc.
    On se représente alors la nature comme une force vitale, avec des caractères extérieurs, mais qu’accompagnent des qualités occultes.
    Elle est constellée de signes qu’il faut décrypter.
    Leur interprétation oriente une action sur tout ce qui concerne la vie des hommes et celle des bêtes, la santé, l’amour, la sexualité, et surtout, ces deux monstruosités que sont la maladie et la mort.
    En tant que pratique païenne vénérant la nature, la sorcellerie est vue comme une conspiration satanique dans laquelle les sorcières elles-mêmes constituent une véritable contre-église féminine, sous la protection de leurs amoureux influents, les démons, augmentant de ce fait, leurs propres puissances.
    Ce furent plus particulièrement les femmes libérées de la tutelle de l’homme qui servirent de bouc-émissaire aux colères et à l’incompréhension de ce peuple ignorant face aux événements.
     
    Sources /
    http://www.tetue.net/la-femme-cette-sorciere
     
     
     
     
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  • LA MENOPAUSE au MOYEN AGE... celà comme bien....
    Si la jeune femme est une tentatrice, la vieille sale et répugnante incarne la sorcière et le visage de la mort.
    Avec la ménopause, elle ne peut plus évacuer les humeurs dangereuses que produit le corps, elle les garde en elle et devient aussi nocive que le poison le plus violent.
    Longtemps, les autorités ecclésiastiques se sont montrées réticentes face à ce qu’elles considèrent comme des superstitions…
    Un guide de visites épiscopales, rédigé à la demande de l’archevêque de Trêves en 906, dénonce les »vieilles croyances » en particulier, les chevauchées nocturnes des femmes …
    L’archevêque l’assure fermement : croire en de telles illusions, c’est se laisser tromper par Satan…
    Cependant, sous l’influences des ‘hérésies’ et de l’apparition des ordres mendiants.. la sorcellerie devient une arme politique utilisée par les puissants…
    La bulle Super illius specula du pape Jean XXII marque un tournant en 1326…
    Elle est désormais non plus considérée comme une superstition, mais comme une hérésie, une hérésie satanique.
    Sa répression est confiée à l’inquisition…
    » Le marteau des sorcières » écrit par des dominicains en 1486 est un véritable cri de haine contre les femmes.
    Sources :
    La vie des femmes au Moyen-âge par Sophie Cassagne.
     
     
     
     

     


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